mercredi 28 septembre 2011

Témoignage : intimité et confession

La culotte voleuse de poils.
Aujourd'hui, à Monop' j'ai acheté une culotte DIM 'Invisible Modelers' pour aller avec ma robepull, trop courte pour porter un string et il fait trop chaud pour que je mette mon 'short' (le tissus est réellement trop épais : ce n'est pas supportable, mais quitte à pas supporter un truc aujourd'hui... Bref, je poursuis justement...). Donc, le slip en question est censé être modelant (ouais), invisible (ouai aussi, on ne voit pas les marques de chaque côté), esthétique (bof, ça reste une culotte simple et normalement pratique, pas de quoi s'emballer puisque rares sont les choses en même temps pratiques et esthétiques ou elle sont trop chères...) et ultra confortable : alors c'est là que ça coince. Et je n'utilise pas le terme coincer par hasard. La vache ! La culotte est fabriquée avec un tissus de l'espace qui 'coince' à fond les poils de la chatte. Je suis venue bosser à pieds tout à l'heure (je fais une pause vélo en milieu de semaine pour mieux le retrouver) : j'en pouvais plus. Et pourtant j'ai juste ce qu'il faut de ce côté là, j'ai pas le frifri grande mode des années 70 : débordant. Mais je crois que c'est pire, en fait, d'avoir le poil ras dans ce cas. 

3 putain de kilomètres dans une culotte qui te tire les poils sous 30° : c'est sado maso. Je ne sais pas pourquoi je m'entête à vouloir me surpasser comme ça nom d'un chien ! Et puis là je viens d'arriver au taf et j'ai trop envie de la retirer mais j'assumerai pas. C'est pas comme à la maison ou quand la robe est longue. En plus il y a un bénévole qui anime cet après-midi, il débute et vient me poser des questions toutes les 5 minutes ou il m'appelle parce qu'il ne peut quitter le studio. Ça implique trop de mouvements tout ça en fait. Des mouvements qu'il faut que j'économise parce qu'à chaque je suis surprise par un petit tiraillement au niveau du pubis. Et puis ça m'a quand même coûté 13,50 € la plaisanterie : je la garderai jusqu'à ce soir sur les fesses. À chaque fois je me dis que j'ai raison de ne pas m'acharner à mettre des sous-vêtements : quelle horreur. String, boxer, culottes en tous genres : c'est pas supportable. Celle-ci, bizarrement elle rentre dans les fesses (comme 99% des culottes) mais ça reste tolérable. J'en arrive quand même à faire ce geste déplacé de tirer sur les deux côtés du slip pour le remettre en place, au son des deux 'clacs' de l’élastique sur chaque fesse (sauf que ce modèle là n'a pas d'élastique justement... 'Le sous-vêtement' : c'est vraiment une science qui m'échappe. Je dois acheter une culotte tous les 10 ans. Donc rdv en 2021 : d'ici là j'espère qu'on aura fait des progrès, non seulement en matière de 'rentrage' dans les fesses mais surtout en matière de 'matières', à savoir qui ne t'épile pas vicieusement le minou tout au long de la journée.

jeudi 15 septembre 2011

Témoignage : Maman, j'espère que tu as pensé à m'envoyer une petite carte postale.


Maman,

        Voilà une semaine qui tu es partie te dorer la pilule avec mon père dans le Sud de la France et je suis sans nouvelles. Alors que dans mon petit texto envoyé pour vous souhaiter bonne route, le jour de votre départ, j'ai bien signaler de m'entretenir 'régulièrement' de votre situation. J'ai pu constater que tu n'en a pas pris note et que visiblement vous vous amusez-bien là-bas, et tellement que vous avez omis de m'en faire part 'régulièrement'. Alors que moi, quand je pars en voyage je t'informe assidûment de ma condition. J'ai d'ailleurs prévenu mon gentil collègue : 'tu vas voir, ma mère se casse dans le Sud avec son mari, elle ne va pas m'appeler'. Bingo ! Par désespoir, envahie de tristesse je suis tombée dans la drogue. Je rectifie : dans les drogues. À la hauteur de ma peine. 

Entre deux passes ou deux injections d'héro : je pleure

Et un soir, complètement défoncée au crack j'ai du faire une connerie parce que je me suis réveillée chez mon dealer nue et attachée dans son lit. Constatant par la suite que mes règles avaient du retard j'ai réalisé que j'avais un polichinelle dans le tiroir. Par souci matériel, ne pouvant subvenir aux principaux besoins de cet enfant, également par souci esthétique (peau distendue et vergetures) j'ai dû procéder à une interruption volontaire de grossesse. Heureusement je me came : la douleur a été moins pénible. Et je t'entends déjà me dire : 'Mais ma fille comment peux-tu prétendre ne pas pouvoir assurer financièrement l'éducation d'un enfant et carburer aux amphets ?' Et bien je te réponds maman. Je vends mon corps et mes pains en bas de chez moi. Ah !!! Ben j'ai l'air maline en bas de la rue Jean Jaurès en portes-jarretelles et résilles avec mes bannetons de boulangère ! Mais ne t'inquiète pas : tu es partie depuis de nombreux jours maintenant ; assez pour que je puisse fidéliser ma clientèle. Mon affaire tourne bien même si je me suis retrouvée plusieurs fois dans le panier à salade... Mon casier judiciaire n'est désormais plus vierge. J'ai eu beau leur dire que tu étais 'bonne' en treillis et plus gradée que papa, ils n'ont pas voulu m'entendre. Ça m'a énervée (je démarre au quart de tour depuis que je prends des prods) alors j'ai griffé le visage d'un agent de police comme un petit chaton affolé et égaré. Et bim ! Garde à vue. Tout va bien je suis sortie. Fernando a payé la caution grâce à l'argent gagné avec la vente de la fourrure des chats sur Internet. Je savais qu'ils seraient utiles et profitables financièrement un jour. Tu pourras dire au père que finalement j'ai bien fait de m’embarrasser de chats il y a quelques années : je serai encore cabane sans eux ! Sinon, j'ai rendez-vous chez le carrossier demain pour l'expertise de la Twingo. C'est très con mais comme je mélange la cock et l'alcool et que sous l'influence des deux substances j'ai eu la bonne idée de conduire mon véhicule automobile et bien, j'ai dû merder quelque part et je me suis retrouvée le cul dans la Vienne et la bagnole aussi... Je t'explique pas le bazar pour la sortir de là. J'ai dit aux dépanneurs d'envoyer la facture au père. J'ai bien fait ?! La prochaine fois je me ferai une ligne mais sans l'alcool à côté, je remplacerai par de l'herbe, pour conduire plus calmement. En tout cas, j'avais bien mal à la tête le lendemain. Et je crois que j'ai attrapé froid. La Vienne c'est pas la mer Méditerranée... N'est-ce pas !!!???? Tu es bien placée pour le savoir ! Mon dealer est sympa : il m'a recommandé l'opium pour me soigner. C'est vraiment efficace, on devrait y penser plus souvent. C'est suranné le paracétamol. Voilà voilà pour les nouvelles. Ah ! J'oubliais ! J'ai eu des soucis avec la mafia corse, le pote d'un pote, c'est compliqué... Bref, ils retiennent le frère en otage et demande une rançon, une somme astronomique avec trop de zéros... J'ai pas trop le fric pour le sortir de là. J'ai alors pris mes responsabilités et communiqué tes coordonnées au gang, en leur disant que tu étais meilleure que moi en négociation. J'ai essayé une première fois de traiter avec eux mais je crois qu'ils n'ont  pas apprécié ma façon de faire (j'ai suggéré de les rémunérer en pains, en attendant de gagner au Loto, en parallèle Copine m'apprend le tir à l'arme à feu pour braquer une banque, parce que le Loto c'est pas hyper sûre...). Tout ça pour te dire d'être ferme parce qu'ils ont déjà plastiqué la maison en Charente.

Bon ben appelle moi et on parle de tout ça...
Je t'aime Maman.

Ton p'tit fillou.

dimanche 4 septembre 2011

Le dessin qui pèse : par BEN, mon sauveur face au trop gros pixels quand l'image n'est pas dans le bon format

Cette illustration a été
détournée pour tout et
n'importe quoi, je
trouvais dommage de
briser la chaîne.
C'est dimanche, jour de glande (sauf pour les présentateurs météo du weekend. Ne les plaignons pas trop. Certes, ils bossent le samedi et le dimanche, mais peuvent aussi profiter, grâce à ces heures supplémentaires travaillées, de la gamme de produits Bio Monoprix aux prix indécents presque irrationnels...). Bref, c'est aussi le jour du 'ne rien faire de contraingant' alors on fait léger mais pas futile avec un petit dessin griffonné par la main agile et véloce de BEN, ex-touriste corse (d'ailleurs si tu es d'humeur inspirée en ce beau dimanche de septembre : tu peux complètement te laisser aller dans des délires artistiques et drolatiques. Ne retiens pas la frénésie, lâche tout sur le papier, n'aie pas peur du gros feutre noir : laisse parler ton coeur. Dessine ! Laisse toi aspirer par ce vertige inventif. Tu seras troublé un instant mais l'inspiration reprendra le dessus pour mieux nous enchanter et nous satisfaire - c'est une longue parenthèse je sais, mais j'y mets la forme nécessaire parce qu'après ce dessin j'en ai plus d'autres en réserve... Si, UN autre mais j'ai encore ce souci de pixels qui n'intéresse personne - BEN, si tu me fais un autre croquis je t'épouse à Las Vegas). 

Sans tarder je vous dévoile l'anecdote du jour...



Je vous souhaite une bonne semaine. Il est 15h36. La mélancolie du dimanche parce que demain il y a école s'amorce. Une mélancolie évolutive qui dans 1h30 se transformera en abattement. Puis vers 18h30, nous ressentirons un peu de chagrin et de nostalgie en repensant à vendredi soir... Le prochain est trop loin, donc pas assez d'énergie et de place suffisante pour l'espoir. À 20h00, on approchera de la dépression pour terminer neurasthénique vers 21h30/22h00 devant un film d'action américain déjà 95 fois diffusé... Bon dimanche quand même.

lundi 29 août 2011

Transport : Même si je ne connais ni Fernand, ni Firmin, ni Francis, ni Sébastien et encore moins Paulette, je vais de bon matin, au travail, à bicyclette

Oh !!! Mais quel bel engin !
Aujourd'hui, ce n'est pas avec un cartable neuf, une jolie trousse ou encore une tenue fraîchement achetée et composée par ma maman que je fais ma rentrée des classes mais avec un vélo, absolument pas neuf mais tout à fait gracieux. Un authentique Motobécane. Sans vitesses s'il vous plaît. Puissance et énergie sont donc incontournables, nous y reviendrons plus tard. La chance est avec moi puisqu'il fait ici un grand soleil. J'aurai été particulièrement déçue si ce grand jour s'était déroulé sous des trombes d'eau. M'est avis qu'il est indispensable de faire diversion avec n'importe quoi les jours de reprises du travail. On accuse mieux le coup. Qu'il s'agisse d'une nouvelle coupe de cheveux, ou d'un beau stylo. Cette année je me fais diversion avec ma nouvelle bécane, un moyen de transport qu'il est préférable d'utiliser par temps sec... C'est donc comme une grande et toute majestueuse que j'ai chevauché mon beau vélo. Majestueuse : oui. Mais j'ai omis un détail d'une importance capitale : le vélo c'est bien joli, c'est charmant et tout et tout... Mais c'est aussi du sport. Une activité physique qui réclame des efforts ; excepté pour les gens qui vivent dans la Beauce et font les malins sur leurs parfaits VTC : c'est facile Messieurs/Dames quand c'est plat !!!! Faire 40 km par jour à vélo, c'est un jeu d'enfant là-bas. Je sais, j'y ai vécu. En ce lieu, on n'utilise rarement ensemble les mots vélo et pénibilité dans une même phrase. 

Un paysage de la Beauce, non LE paysage Beauceron
 Visualisons un instant la réalité des choses ensemble...

Là en Limousin, Région de reliefs (déjà 'Région de reliefs', je pourrais m'arrêter là...), bien connue pour la beauté de ses petits massifs et le charme de ses vallées, il est plus compromis de conserver un port altier sur un deux roues. J'ai alors compris que la rue dans laquelle j'habitais était en fait une côte, surtout en direction du travail. J'ai également percuté que j'avais oublié mes muscles des cuisses quelques part, il y a quelques années... Des éléments corporels qui restent très utiles pour fournir la force motrice nécessaire, par l'intermédiaire des deux pédales, afin d'avancer, tout bonnement... Finalement, le trajet pour se rendre à la radio n'est qu'une grande montée de 3 bornes. Voyons le côté positif de la chose : après une journée de travail c'est toujours plus agréable de redescendre... J'en bave quand même. Mais pour l'instant ma volonté et ma détermination remplacent les muscles en attendant de gagner un peu plus en vigueur. Sans compter toutes les clopes que je recrache. Ah la la ! Le souffle mes amis ! Le souffle : c'est primordial quand on fait du sport (puisque je le rappelle vélo = sport sauf dans la Beauce, ça ne compte pas c'est plat. Là-bas c'est plus de l'ordre de la promenade de santé). Sachant que la pratique du vélo est un exercice physique d'intensité moyenne, c'est précisément ce qu'il faut pour réduire les risques de maladies cardio-vasculaire et sachant que je ne vais pas arrêter de fumer pour autant : ça s'équilibre. C'est bien. On va dire que pour l'instant je suis loin de la petite balade avec le vent léger que s'engouffre dans mes cheveux et le soleil qui caresse mon visage. Je dois me concentrer sur l'éternelle côte et gérer ma respiration afin d'oxygéner mes muscles pour moins en chier finalement. Mais je ne renoncerai pas. Non, non, non. Tant que les saisons me le permettront (été / automne : je ne suis pas maso au point de pédaler dans la neige crasseuse) je monterai sur ma bicyclette élégante et rutilante et pédalerai jusqu'à mon point d'arrivée avec pour principale motivation, celle d'emmerder les beaucerons usagers du véhicule à deux roues et sans moteur vivant sur un vaste plateau de surcroît. 

L'autre motivation : la visions de mes futures cuisses athlétiques et de mon cul de déesse qui se dessineront aux rythmes de mes coups de pédales rue Jean Jaurès et avenue des Ruchoux.

vendredi 26 août 2011

Arts ménagers : Je veux la vie de cette salope de Cendrillon

Nétwayé, baléyé, astiké,
Kaz la toujou penpan !
De retour de vacances me voilà pleine d'ambitions : entre autre, celle de ne plus travailler et de vivre aux crochés de quelqu'un d'assez sympa pour me prendre en charge financièrement. Je vous propose ici récit d'une journée idéale et désirée. J'assume totalement les conséquences des propos qui vont suivre (quoique, de nombreuses femmes vivent de la sorte ou aspirent à ce modèle de vie). Ma nouvelle ambition donc : être femme au foyer. J'ai pu profiter de cette façon de vivre, proche de la retraite finalement, pendant mes congés et je poursuis en ce moment, de retour chez moi, avant la terrible et redoutée 'rentrée'. On peut déjà se mettre dans l'ambiance grâce aux rayons des grandes surfaces qui dégueulent d'agendas et de cartables. Même si ce dernier m'est désormais inutile, je reste anxieuse à la vue de cet immonde spectacle. N'y pensons plus. Il reste quelques jours de bonheur encore. Tout de suite : l'exemple d'une journée que je qualifie de paisible et agréable :

9h06 : je suis réveillée par les infos sur France Inter. J'étends mes jambes en hauteur contre le mur. Je m'en fiche, j'ai tout mon temps et c'est tout à fait recommandé pour la circulation sanguine. Je sens que je me fais du bien dés le réveil : le moral est meilleur par la suite. Je reste ainsi 20 minutes, c'est suffisant. Je poursuis mon écoute attentive de la radio. J'ai le temps. En même temps je me rancarde des dernières news sur mes comptes mails et sur twitter. Je suis toujours dans mon lit et c'est bon.
9:42 : s'en est assez de la position horizontale, je me lève et décide de procéder à mes soins quotidiens. Je pénètre sans précipitation dans la douche. Me savonne lentement. J'en profite pour laver mes cheveux et prends le temps de laisser poser mon masque capillaire pendant mon gommage corporel. Si j'envisage un jour d'être définitivement femme au foyer il faut que je reste bonne quand même. Ce qui me permettra de capturer dans mes filets la personne qui s'occupera de m'entretenir. Je sèche à l'air libre : j'ai le temps. Déo, maquillage, séchage des cheveux, parfum : je suis fraîche et je sens bon pour aborder cette journée sympathique par son absence de contraintes.
10:41 : je sors de ma chambre et me dirige à petits pas vers la cuisine pour un bon café qui finira de m'éveiller à la vie et surtout à la prise de conscience heureuse que je ne vais rien branler aujourd'hui. Je sirote mon caf en feuilletant mon nouveau livre de recettes de pains à la MAP et me dis tout simplement mais avec enthousiasme : 'tiens je vais faire un pain aujourd'hui, un pain spécial avec pleins de trucs dedans parce que : j'ai le temps'.
11:03 : j'enfile une robe, mes tongues et file en ville acheter mes ingrédients. J'y croise (pas beaucoup de monde parce que nous sommes au mois d'août et à Limoges) des vieux et des femmes réellement au foyer (elles n'ont pas l'air traumatisées et trop décrépies). Je flâne dans les rayons : j'ai le temps.
12:00 : de retour à l'appartement je m'installe dans la cuisine pour préparer tranquillement mon pain spécial. Aaaaahhaaaa !!! Quelle bonne matinée ! 
13:00 : tout est prêt dans la MAP, je la mets en route et c'est parti.
13:03 : je déjeune en prenant mon temps : parce que j'ai le temps ; avec des petites grilles de mots fléchés en dessert. Mon unique préoccupation : surveiller le pétrissage du pain. Passionnant.
13:36 : je vais essayer mon nouveau fer à repasser qui glisse comme jamais sur le linge ainsi que ma nouvelle planche à repasser : grande et pratique comme jamais elle aussi. Jusqu'à 15:00 je repasse sereinement mon linge en regardant un documentaire captivant sur Arte à propos de l'île des Açores. Je m'imagine alors vivre sur une île, d'amour et d'eau fraîche. Ça y je commence un peu à vivre ma vie par procuration ! Un des principaux  critères de la femme au foyer. Je vais de temps en temps jeter un coup d'oeil à la cuisson du pain. Que c'est agréable. Tout est léger.
15:03 : je prends soin de ranger mes fringues tout juste repassés. En même temps je cherche des solutions pour vivre de la sorte le plus vite possible. Ça va être compliqué... Est-ce que je ne me lasserai pas au bout d'un moment ? /instant de réflexion/  Heu... Non :).
En fait, ce pourrait être possible si :
- demain je recevais un courrier mystérieux pour me dire que finalement je suis rentière ou que l'état, suite à une erreur informatique m'a versé assez de primes pour l'emploi pour vivre bien sans bosser pendant 20 ans. Une étourderie irrémédiable. Une erreur fatale surtout pour l'état...
- si Fernando, qui joue parfois au loto et autres trucs du genre, gagnait au jeu ; et porté par l'euphorie, sonné par le vertige de l'extravagance du nombre de zéro propres au gain qu'il vient de remporter, décidait de m'en céder une partie. En contrepartie : je repasserai tout son linge 'à vie'...
- si je jouais moi-même au loto finalement...
- si une âme bienveillante choisissait de subventionner ma démarche de pré-pré-pré-pré-pré-pré-pré-pré-pré-pré-pré-pré-pré-retraite...
- si vous souhaitez désespérément prolonger votre filiation par l'intermédiaire d'un ou plusieurs enfants : je suis prête à vous faire profiter des mes ovules et à sacrifier mon 36/38 pendant quelques mois afin de satisfaire votre désir de progéniture en échange de ce que l'on appelle communément 'une pension alimentaire'. Je m'engage également à lui faire du pain et repasser son linge...

17:05 : je commence la rédaction de ce billet avec une thé vert et une clope. Que je savoure posément. Ah ! J'ai un rendez-vous aujourd'hui. À 18:00, en ville, avec une amie. Entre temps mon pain a fini de cuire. Il est beau, il sent bon, il est au muesli. Je suis contente de moi. Dans ce mode de vie, l'autosatisfaction est importante et évite toutes tendances à la dépression, pauvre et triste conséquence de cette évolution hors de la vie active. Pour ma part : je peux complètement gérer ce dommage collatéral.
20:11 : de retour de mon petit rdv en terrasse avec mon amie belge : nous avons été cordialement invitées au pot de départ d'un de ses collègues quelques tables plus loin... Bières aimablement offertes. J'aime bien ce genre de plan. C'est toujours une joyeuse surprise. Surtout quand on ne travaille pas le lendemain.
21:45 : dîner léger. Je goûte mon pain du jour. Un délice. On sent bien le miel et les figues. La croûte est croustillante. Je commence à me plaire aux fourneaux (notez bien ce détail si vous êtes intéressé par mon offre).
22:15 : cinéma. Les détails quelques lignes plus bas...
01:10 : de retour du ciné. Je n'ai pas sommeil. Alors je me lance dans l'épisode 3 de la Saison 1 de The Walking Dead. Je peux me coucher tard. J'ai le temps. Il n'y a pas école demain.

Dans les prochaines heures et dans les jours à suivre, j'envisage de faire pleins de choses absolument exaltantes :
- trouver un support adéquat pour accrocher au mur ma sublime assiette en porcelaine de Limoges.
- confectionner un petit rideau pour le meuble de draps et serviettes, et cacher le linge de ma vue (Détail important : je suis aussi bricoleuse). Pour ma mère : oui j'ose mélanger les draps et les serviettes.
- me rendre à la librairie pour faire l’acquisition de deux livres dont j'ai noté les références en feuilletant avec langueur quelques magasines sur la plage, pendant les vacances.
- aller au cinéma voir le film de Lars Von Trier 'Melancholia' sur le conseil, encore bouleversé, de Fernando. Je raye parce que fait hier soir : je le recommande en effet. Un petit bijou triste et beau. Oui, je me permets de rédiger ce billet en deux fois. Je m'en fiche, j'ai le temps !
- faire d'autres pains parce que j'ai acheter pleins de farines de céréales marrantes et en tout genre.
- aller à la campagne pour fêter les 38 ans de mariage des parents de Copine.
- me rendre à la Trocante pour me trouver une armoire.
Mais quelles douces activités ! Quels paisibles buts ! Et si je pouvais faire tout ça au bord de la mer ou de l'océan (manche, atlantique, pacifique je ne suis pas regardante) ce serait impeccable ! Le tout entrecoupé de quelques bains dans une de ces étendues d'eau ! PAR-FAIT !

Je suis capable de réaliser la plupart des tâches au foyer, comme l'entretien domestique, les courses. Pour la préparation des repas, voilà 2* ans que je déserte l'espace cuisine mais ma volonté est plus forte que jamais et dans de ce dessein de vie de Cendrillon : je saurai mitonner d'excellents petits plats (moyennant un dédommagement bien évidemment / business is business). J'ai des références en baby-sitting et je suis apte à surveiller et éduquer quelques enfants, je précise également que je possède actuellement 3 chats, ce qui doit sensiblement être de la même trempe... Je recherche donc des mécènes pour accompagner financièrement ma vie sans profession (mais rémunérée), afin de développer mes habitudes bourgeoise en quelque sorte... Peu farouche et réconfortante après minuit, je serai alors prévenante, attentionnée et remarquablement bien organisée le jour durant et pour votre confort. Je reste ouverte à toutes propositions afin que ma vie ressemble à celle d'un conte populaire.