dimanche 6 juillet 2014

Le processus de vinification : nous n'en parlerons pas ici.

Mannequin cabine.
Et voilà le travail. Donc pour ceux qui ont suivi les épisode précédents dans lesquels je demandais une aide financière partielle ou totale de votre part, afin d’acquérir ce sublime FUN Body Sporty Princesse Tam Tam - Rose Craie, et bien sachez qu’avec pas mal de fierté, une pointe d’arrogance et un peu de superbe je vous annonce ENFIN posséder le vêtement qui rentrera inlassablement dans mes fesses, et les violera obstinément au fil des heures  - parce que, pour mémoire, le body fait partie de ces vêtements sympas mais hyper relou à porter - donc, acheter avec mes propres deniers (c’est dans ces cas là que mon indépendance me fait bander) et en plus Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, à moitié prix : -50%. BIM. C’est qui la maman ? Je ne vous entends pas > plus fort. Ceux du fond : c’est qui la maman ? Il n’en restait qu’un seul dans la boutique et à ma taille. Oui, parfois j’ai de la chatte. Détail technique - qui a un intérêt pour certain(e)s - il ferme avec les fameux boutons pressions dans la zone du 'delta frifri' (fermeture en plastique : donc pas de risque de rouille après lavages ; l’hostilité vestimentaire…). En espérant qu’ils ne lâcheront pas sournoisement pour mieux s’échapper vers l’arrière, dans la région de mes omoplates. Prions. Je vous tiendrai bien évidemment au courant de son niveau de faculté à plus ou moins me rentrer dans le cul. 


Choupette.
Je parlais de chatte il y a quelques mots et de vous proposer de rester dans le thème « A.D.C. » / « Animaux De Compagnie ». Ainsi Wikipédia définit le terme : « Chat, chien, hamster, nourrisson (ça, c’est ma suggestion), animal qui reçoit la protection de l’Homme en échange de sa présence » (c’est donc concrètement ce qu’il se passe avec le nourrisson, les échanges étant souvent très limités, aussi restreints qu’avec un lapin, par exemple). Seulement là et je m’en veux, l’animal, le ‘petisien’ que j’ai rencontré, semblait tout à fait être ‘l’objet’ de domestication de sa maitresse, mais semblait également tout à fait être bien peu enhardi. Alors, que j’allais accessoirement faire quelques soldes dans un magasin de fringues (oui, je cherche rarement à faire des affaires à Leroy Merlin. De toutes façons c’est en Zone Indus Nord, donc comme ça c’est réglé), mais aussi et surtout voir à quoi ressemblait l’ex de mon flirt - normal - qui a de façon très courtoise et commerçante retiré les antivols de mes trois basics. (On a tous une tendance vicieuse à mesurer de temps à autres son amour propre). Juste avant cette tâche, très bien accomplie, j’avoue - avec professionnalisme et dextérité - je me trouvais à attendre mon tour pour passer à la caisse (et de découvrir alors par la suite à quel niveau se situait ma vanité) il y avait là le fameux ‘petisien’ un peu quelconque, un peu ridicule, et surtout très effacé. Sans faire exprès (ma perversion à ses limites) je n’ai fait que lui marcher dessus. Et il ne couinait même pas. On peut lui reprocher son inconsistance mais ce petit gadget reste tout de même très silencieux et c’est bien heureux. A aucun moment il n’a fait pouet pouet. Ou… J’y pense. Peut-être que cette dame (qui a acheté un haut léopard des plus vulgaires) traîne en fait en laisse, une vielle peluche. Ou un vieux sac à pyjama ?!


Qui fait ça ?
Pourquoi et quelles les motivations ?
(Dans une configuration similaire,
personne ne fait ça au volant de sa
bagnole ).
  
Changement de sujet (appréciez parce que je ne préviendrai pas tout le temps). ARRÊTEZ. A-RRÊ-TEZ, s’il vous plaît Mesdames de forcer les portes des chiottes, sur les aires d’autoroutes. Quand il y a des personnes qui attendent, avec peine, parce que généralement l’envie est pressante et gênante, juste devant l’enfilade de portes en plastiques moches et sales, arrêtez de tenter d’ouvrir TOUTES ces putains de portes fermées à double tour (petit loquet rouge = fermé : comme feu rouge = on s’arrête. C’est simple nom d’un chien-sac-à-pyjama), portes closes qui prouvent bien que tous les waters sont O-CCU-PES. Si nous sommes une poignée de vieilles, de jeunes, de belles ou de moches (c’est souvent ce dernier ‘cas’ qui fréquentent banalement les aires d’autoroutes) à faire le pied de grue dans un endroit qui pu, qui pu et qui pu, ce n’est pas pour le plaisir de humer les effluves des diverses mictions - venues d’un peu partout en France, voir de l’Europe - qui se mélangent odieusement et salement, et se fixe inéluctablement dans nos narines. Rentrez et attendez votre tour bordel de merde. C’est pas compliqué.

Ceci est une révolution : 
http://youtu.be/ZKLnhuzh9uY
Mais bon : "on ne sait jamais hein !" C'est certainement que qu'elles se disent. Au cas où un putain de chiotte serait vacant. Et vous seriez alors, l’élue, celle-là même qui aurait le joie, la chance et l’honneur de tomber sur le cabinet en plaqué or, dont 99% des bactéries ont été à l’instant éliminées et ne reviendront plus jamais de la vie, avec des petites revues en cas de grosse commission et une ambiance musicale jazz / bossa. Mais putain… Justement, si nous sommes une demi-douzaine à attendre avec peine notre tour, celui qui nous permettra de nous soulager et nous écoeurera pour les 50 prochaines bornes - parce que ça ne sent pas très bon le pipi et le caca + l’odeur du sang frais ou séché des vieilles serviettes hygiéniques dans les poubelles - Et même si dans ces conditions, nous sommes toutes là devant un ou deux chiottes non occupé(s), donc > accessible(s), la porte plus ou moins ouverte, c’est FORCEMENT qu’il y a un loup… Autrement dit, que le ou les WC en question sont une sombre et immonde bauge. M’est avis que ces personnes empressées et carrément capables de passer devant tout le monde finalement, pratiquent ce geste populacier et détestable de placer avec véhémence un séparateur d’achat à la caisse. Crevez en Enfer. Et si vous êtes vraiment pressées : pissez dans les bois. Sinon les architectes pourraient également imaginer un truc de gue-din : prévoir d’avantages de toilettes du côté des femmes. 



Cessez. A la grâce de Dieu...
Toujours dans un élan de désespoir et de misanthropie, ceci : la plupart du temps le cinéma français me désole mais encore plus l’été je crois… Quand je revois cette photo, qui m’a brutalisée psychologiquement alors que je partais tranquillement au travail, un beau matin de juillet, et bien en y repensant, et avec regret, j’aurais du prendre la peine (pardonnez-moi) de traverser la rue Jean Jaurès et d’aller vomir jusqu’à la bile au pied de cette colonne Morris (qui souffre de ce que l’on inflige parfois. C’est évident. Elle va fondre un jour). Voilà à nouveau un film franco-français dans une ambiance nostalgique des années 50 qui nous promet des moments inoubliables. Humour et impertinence garantis. Ceux qui diront (et moi la dernière) que cette adaptation est lisse et sans relief, sont vraiment des vilains. On ne méprise, on ne médit pas comme ça gratuitement. C’est pas bien. La résolution du problème qui motive 1h30 de scènes tournées dans une ambiance joyeuse et débonnaire est surement passionnante, captivante et plus que jamais attachante. On ne saurait passer à côté de la part de fantaisie de Valérie Lemercier, la maman de notre petit héros, et puis Kad Merad, toujours aussi drôle, dans ce rôle de français moyen, bon papa et amoureux de sa femme. Cet été, grâce au cinéma français, nous plongeons dans le passé, summum de l’originalité et du bon goût. Je reste persuadée que l’on peut faire preuve de bonne volonté de façon moins classique et cliché. Jugez de ces deux belles entreprises cinématographiques : « La Guerre des Boutons » ou encore « Les Choristes ». Aaaaah Nostalgie… Quand tu nous tiens. 


Je serai surement très aigrie quand je serai vieille. Aigrie et bourrée au champagne. Ou à la vodka. Cool. On va bien s’amuser. 




Piss Off <3


Ca.



mercredi 21 août 2013

N'y allez pas. C'est bien.

La bonne idée du jour : aller voir un film d’horreur seule. Sauf que là : le film en question fout vraiment, mais vraiment les pétoches. Mais que je suis con. Ahlala. Pourquoi je fais des trucs comme ça, làààà. Mais que ce film fout la trouille : ‘CONJURING : Les Dossiers Warren’.


Le pitch (dixit allociné) : "Avant Amityville, il y avait Harrisville... Conjuring : Les dossiers Warren, raconte l'histoire horrible mais vraie d'Ed et lorraine Warren, enquêteurs paranormaus réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée... Contraints d'affronter une créature démoniaque d'une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l'affaire la plus terrifiante de leur carrière..."


Vous me direz : un classique. Certains penseront même : 'LOL'. Mais non pas 'LOL' du tout. C’est aussi ce que je me suis dit en y allant. Blablabla : c'est toujours un peu pareil, le scénario tout ça. Facile d'anticiper les scènes 'clés' et les portes qui claques ou les crucifix qui tombent. Oui mais là... Ça ne suffit pas. J'ai serré les fesses et caché mes yeux.

Moi. À la fin du film.

Les films d’horreur sont les seuls qui me tiennent assise sur mon siège au cinéma. Pour les autres : je vais pisser (au moins deux fois), je pense à mes courses, j’ai mal aux jambes, et puis au dos. Le noir m’étouffe, je sens la ‘présence’ des gens autour de moi, ce qui m’oppresse encore plus. Chez moi, lorsque je regarde un film d’1h30 je mets 2h30. Me levant pour pisser (encore), pour me faire un thé, pisser (thé = pipi), déplier mes jambes, bouger, étendre une lessive. Grosso modo : c’est très saccadé comme visionnage, j'avoue. Au moins avec un film de trouille : je reste saisie par la frousse et ne regrette pas mes 10 boules (putain c’est cher quand même le cinoche). J’ai cru au départ que je serai la seule conne à aller voir un film à 16h00 alors qu’il fait super beau dehors. Dieu du ciel une tripotée de jeunes ont eu la même idée débile. Et pour une fois la bande de nanas qui papotaient (pour se rassurer, toutes les 5 minutes) derrière moi ne m’ont absolument mais absolument pas dérangée. Merci mesdemoiselles. MERCI. 

Aguerrie en matière de 'tadoum' (vous savez, la musique ou la non musique qui indique qu’il va se passer un truc), normalement je gère bien la peur. Là. J’ai failli pisser dans ma culotte (c’est une expression en ce qui me concerne, je n’en porte plus depuis 1998) une bonne dizaine de fois. J’étais pliée en 4 sur mon fauteuil. Et si j’avais pu rentrer dedans : j’y serai encore. Ce flippe de sa race la maman. Pour la première fois de ma vie je suis heureuse d’être baptisée. Je ne peux plus me regarder dans une glace sans avoir peur de voir un enfant tout chelou et tout livide comme un cadavre, derrière moi. J’hésite même à retirer les rétros de ma bagnole. Et je pense ne pouvoir supporter la mélopée d'une boîte à musique pendant les 5 prochaines années. Putain. Putain. Mais que je suis con.

Maman.

Et je vous le donne dans le mille, Émile : comment s’appelle la nana possédée par le démon super super démoniaque des enfers les plus chaotiques et brûlants en matière de satanisme, la puissance la plus sombre qu’il existe après celle qui a fait vomir à Regan (dans ‘l’Exorciste’) les glaires les plus verts fluo de l’histoire du cinéma d’horreur, comment ? Et bien elle s’appelle tout bonnement Caroline. Voilà voilà. Putain. Putain. J’ai presque envie de me rendre à la messe dimanche. Et puis ce n’est pas comme si l’histoire, cette affreuse histoire qui va me traumatiser longtemps, était basée sur des faits réels. Avec les photos des VRAIS gens au générique final ! Mais que je suis con nom de Dieu. Non ! Pas nom de Dieu. Pardon ; je ne jurerai plus : promis promis. D’ailleurs par superstition de merde je vais jeter mon ticket. Le brûler. Le jeter loin. Loin. Très Loin. Et verser de l'eau bénite dessus avant. En récitant des trucs en latin. 

Prochain sermont : j'en suis.
Au passage : le type qui joue Ed Warren (Patrick Wilson <3 Je vous aime) est terriblement existant. Je dirai que c’est bien vu de la part des scénaristes, afin d’intégrer d’autre émotions que celles de l’effroi total, de la peur ultime et de l’angoisse terrible, chez le spectateur. Genre, le désir, le fantasme etc. un peu de trucs sexuels qui allègent la frayeur au mois 10 minutes en temps effectif, tout au long de ce film horriblement horrible. Je pense très franchement que quelques Disney s’imposent ce soir afin d’éviter de multiples sueurs froides par la suite. Ou 'Silence ça pousse' sur France 5. Ou 'L’ours'. Sur France 4. Oui, c'est bien 'L'ours', c'est du mignon.


 Baboushca (putain que je suis con). 

vendredi 26 juillet 2013

Control Freak


Il est grand temps que je mette un frein à cette foutue manie : celle d'être désespérément ponctuelle. La Mairie de Limoges ouvre à 8:30. Et regardez bien, en bas à gauche sur le ticket : 8:30. Putain. Et par la force des choses mon n° est le 0001. Évidemment : j'étais là la première. C'est l'aboutissement ultime de ma psychorigidité. La sensation - très agréable - d'être un petit peu la première de la classe aujourd'hui. Comme j'ai été 'moyenne' tout au long de ma scolarité (pour obtenir les mêmes diplômes que les autres finalement...), je ne boude pas mon plaisir. Mais ce matin, ma déformation professionnelle, celle d'être impérativement à l'heure (l'animateur radio est un remarquable gestionnaire du temps) m'a tout de même effrayée. Depuis des années je vis avec une horloge dans le ventre. Ponctuelle à chaque rendez-vous. Si un retard survient, il est complètement indépendant de ma volonté et encore : je pousse le vice à calculer l’événement hasardeux qui pourrait me mettre dans une position très inconfortable : ne pas être à l'heure. Exemple : je n'ai jamais raté un train. 


Mais avec les derniers incidents ferroviaires, je pense sérieusement à remplacer ce moyen de transport par l'avion pour mes futurs déplacements. Et puis la différence de tarif est de moins en moins excessive. J'arrête là ce passage 'UFC Que choisir'. 

L’animateur radio n'est pas aussi détendu, qu'on le pense. Tout n'est n'est pas toujours "Super Green".

J'ai donc passé ma semaine à m'organiser pour trouver le temps de passer au retrait des cartes d'identités. La jeune et jolie CDD d'été à la Mairie me demande si j'ai bien apporté avec moi ma déclaration de perte (oui, j'étais sans papiers jusqu'à ce matin, cépatrétrébiensa / J'y pense c'est complètement incohérent d'avoir la trouille d'être en retard mais circuler en voiture, dans la rue etc. à moitié dans l'illégalité ne me fait ni chaud ni froid... Je vais le noter et tenter d'y réfléchir... Entre deux prévisions de choses et d'autres). Ma réponse spontanée et bourrée de détresse à la jeune demoiselle : "AH !" > là mon cerveau se met en mode 'panique' / Je vais devoir accommoder à nouveau mon emploi du temps. En gros : cela revient à inclure un nouveau projet. Et ! Ce dernier vient se greffer à d'autres déjà calés. Putain Putain Putain. Elle est loin de se rendre compte de l'impact terrible, insupportable, tragique, de sa réponse. "Non, je n'ai pas cette (putain de) déclaration de perte". Je rajoute quelques trémolos dans la voix. Dieu du Ciel ! Dieu du Ciel sa collègue (celle qui va partir en vacances ce soir, ce qui a surement de bienfaisantes conséquences sur son humeur et son intervention - divine - merci Madame), lui dit tout bas : "Ne soit pas trop sévère, on va passer pour cette fois". ALLÉLUIA. MERCI. MERCI. 


La Mairie de Limoges est très jolie mais la démarche de s'y rendre sous-entend toujours une formalité chiante, et chiante. Il est à peine 9:00, et des milliers d'émotions ont déjà traversé mon corps. Pour dire que, oui, je fais parti de ces personnes qui ne peuvent vivre plus de 15 minutes sans anticiper le temps à venir, sans faire de liste, sans organisation carrée et extrême. C'est très fatiguant. Mais indispensable. Salutaire paradoxalement. Sans combine, plan et tactique : ma vie serait un chaos total. Envisager de remettre une tâche au lendemain m'est inconcevable. Repousser des choix, des décisions : invraisemblable. Ignorer les problème doit surement être une joie et un ressembler à un grand bonheur de vivre. Mon cerveau s'y refuse. Alors oui : c'est s'enfermer dans un système mais aussi limiter certains emmerdements. CQFD. Alors parfois je tente tout de même quelques 'lâcher prise'. Je pars 'à l'aventure'. "Il est tard, je rentre du travail et n'ai aucune envie de passer par Monop et de toute façon c'est fermé et il neige et Carrefour City qui est ouvert jusqu'à 22h30 est trop loin il fait trop froid - c'est un exemple d'hiver - tant pis je me passerai de sucrine ce soir et de thé demain matin" (bienvenue dans ma tête = Beyrouth). 

Je pars à l'aventure.
Et affronte (mais pas longtemps quand même) : Le HASARD.
Et je rentre chez moi le coeur léger, bien contente d'avoir surpassé cette tendance à faire des provisions. Ahlala : quel soulagement. Oui mais il ne faut pas déconner quand même. Dés le lendemain je réenclenche mon programme, mon planning, mon diagramme mental. Changer radicalement du système n'est pas une solution. La folie en serait le terme et ce serait dommage, parce que je doute qu'à l'asile on me laisser bloguer et boire de la bière. Accepter l'inattendu : oui mais 2 fois par mois et si je le décide. C'est un peu comme la personne qui aime les surprises, seulement si c'est elle qui les organise. Oui. On peut tout à fait déceler ici, une grosse putain de peur de perte de contrôle. Qui se retranscrit bien évidemment dans ma relation aux autres, dans mon comportement et mon quotidien. Il faut juste l'accepter et l'assumer. Exemple : vomir est une chose impossible pour moi. Alors, oui c'est jamais très très sympa. Personne n'aime vomir. Mais c'est là une réaction incontrôlée, donc > incontrôlable, de mon corps. Il décide à ma place. Mais non :). Alors en plus d'être 'control freak', maniaque, je suis émétophobe. Restez, promis, je ne ferai pas la quête à la fin du post... Un perfectionnisme un peu paralysant, je vous l'accorde. En fait : en contrôlant votre environnement : vous augmentez vos chances de voire vos plans se dérouler comme VOUS l'avez prévu. C'est jouissif. On pourrait penser alors que ce comportement extrême, fignoleur, appliqué : soulage. Carrément pas. Vous êtes constamment sans répit, envahit de stress, d'anxiété et de frustration, si un pépin survient. Rien que de l'écrire j'ai la gerbe mais j'ai peur du vomis alors je pense à un tableau du douanier Rousseau. Demandez pas pourquoi : ça me calme. 

C'est sédatif.
Depuis quelques semaines je ponctue mes journée d'une ou deux séances de relaxation ce qui fait baisser mon pourcentage quotidien d'anxiété de 2% à peu près. 'Ce qui est bien, mais pas top'. De 98% d'inquiétude perpétuelle, ma pratique de la détente, du relâchement et de la respiration abdominale m'amène à un score de 96%. La route est longue mes amis. La crise d'angoisse n'est jamais loin. Ayant développé cette ascendance à la maîtrise depuis des années dans l'espoir d'un état d'esprit plus calme, finalement pour éviter d'être anxieuse, je suis finalement anxieuse par peur de l'être. Vous suivez. petite béquille (ou pas) : je possède des tonnes de carnets dans lesquels je note des tonnes de trucs, de listes... J''inventaire', je 'répertoire', je 'catalogue' (j'ai même des codes couleurs. Folle.). Faire des étiquettes est un loisir prodigieux. Une activité épanouissante, proche justement de la séance de relaxation. Comme faire le ménage : une étonnante sensation de bien être m'envahit dés que je fais la poussière, que je range des trucs bien droits ou quand j'aspire à mort mon tapis <3 Chaque changement me perturbe. Je suis incapable de fonctionner correctement ensuite. C'est comme la dispersion. M'éparpiller = sauter dans le vide = m'arracher les cheveux = ne plus gérer la situation = insécurité = drame. La liste est salutaire pour les personne comme moi. Une liste : c'est la sécurité. L'étape 1 de la future concrétisation, proche, très proche, de l'action. 

Ça paraît très confus comme ça, mais tout est très structuré.
C'est une suite d'éléments HIÉRARCHISÉS  Contenant eux-même d'autres éléments hiérarchisés qui peuvent renvoyer aux éléments hiérarchisés d'une autre liste avec tout plein d'éléments hiérarchisés dont certains sont à la fois hiérarchisés et liés à d'autres éléments hiérarchisés de la première liste là où il y a des éléments hiérarchisés qui renvoyer aux divers éléments hiérarchisés de diverses listes elles-mêmes hiérarchisées en une suite d'éléments hiérarchisés, un peu comme dans une liste d'éléments hiérarchisés. (C'est un peu la démarche à suivre pour éteindre ou enregistrer une photo sur un Blackberry). Une réponse ne me convient pas, elle n'est pas celle que j'avais 'prévue'. Catastrophe. Voilà que je me sens complètement pauvre et misérable. Dépourvue et démunie. Quelques palpitations peuvent même s'ajouter à cet état dénuement total. C'est vivre sans cesse dans la prospection. Jamais dans le temps présent. Je sais. Se tromper n'est pas grave. Je sais. Mais cela reste excessivement difficile à gérer. Non seulement je n'ai confiance en personne mais encore moins en moi-même. C'est une bataille de tous les jours.


En bref, même pleine aux as, sous les cocotiers, je serai quand même entrain de me demander si il y a suffisamment de citrons vert dans le frigo pour les Mojitos de tout à l'heure, en fonction de nombre de personne et du potentiel nombre de cocktails par personne... TA GUEULE.


Cette tendance à jouer les maîtres de l'univers remonte surement à ma petite enfance, autant dire que c'est compliqué à rectifier. C'est pourquoi je reste très casse couilles pour mon entourage mais toujours, toujours, très ponctuelle. 

Au plaisir,

Baboushca. Alias Monica Geller.

mardi 23 juillet 2013

Prout et UMP

C'était très bon












Voilà un des avantages lorsque l'on vit seul(e) : s'accorder sans hésitation une envie croisée de choux fleur et de choux Bruxelles. Il s'agit d'autant plus, d'un plat tout à fait de saison, alors qu'il fait 35° à l'ombre je vous le rappelle. Je vais donc pouvoir vivre pleinement, avec effronterie et sans pudibonderie mes ballonnements et autres aléas digestifs. Les crucifères : seulement lorsque l'on est célibataire. 





Sinon, l'UMP fait la manche jusque dans les boîtes aux lettres. J'ai bien envie de leur répondre en glissant une petite flatulence dans l'enveloppe.  Ça me ferait un peu mal au cul (ce post est décidément très ciblé) de financer un parti qui gère sa trésorerie avec une grande décontraction depuis des années. Et dramatise ensuite sa situation financière pour remotiver son électorat. Si vous regardez bien, on peut même apercevoir quelques larmes de Jean-François Copé... Et une crotte de nez de Nadine Morano. L'UMP-thon ou http://jeprefere.fr/ 





Et sans transition je vous prouve que l'on peut parler de politique, de choux fleur, d'ennuis gastriques (potentiels, les ennuis gastriques : parce que jusqu'à présent tout est calme) et de mode. Après avoir placé le triste prospectus de 'Calimero-l'UMP' en descente de litière pour mes chats, j'ai été traversée d'une fulgurance créative et stylistique. Composée d'une vieille jupe Pimkie, que j'ai remontée jusqu'aux tétés. Ces derniers n'étant pas assez conséquents pour que ma nouvelle robe bustier tienne sur mon corps plus de 2 minutes, afin d'éviter un drame publique : j'ai saisis deux petites épingles à nourrice, un ruban noir qui traînait ; Clic Clac Kodak. Je pique, j'attache et noue le tout. Classe, distinguée, en même temps décontractée, tout à fait de saison (contrairement à mon repas d'hier soir). Et me voilà avec une robe très 'Paul Ka'.



Baboushca, chroniqueuse culino-politico-mode (vous en aurez pour argent).

mercredi 17 juillet 2013

Sous le contrôle de Caius Pupus, juge arbitre des épreuves

Dans le cadre du petit travail j'ai eu la joie et l'honneur de me rendre à la Préfecture. Et comme vous pouvez vous en douter (et sans surprise) : ça n'a pas été simple. Oui oui oui. Et ça commence avec le lieu lui même : il y a plusieurs adresses ! Plusieurs entrées et 'services' bien dispersés dans la ville. Forcément, je ne me suis pas présentée dans le bon. J'ai tout d'abord découvert le service 'Carte Grise / Permis de conduire / Étrangers etc.'. Je venais pour signaler le changement de Bureau d'une Association et n'avais strictement rien à foutre là. Bon, je prends quand même un n° à la con parce que j'ai besoin d'un renseignement et donc de m'adresser à un être humain (et en rédigeant ces quelques mots je me rends compte que j'aurai pu chercher sur mon téléphone portable bref...). D'après ce que je constate, mes observations, l'aménagement des lieux, RIEN n'est possible sans ce petit n°. Une machine devant moi : plusieurs choix (donc : Carte grise, permis de conduire etc.) au pif je prends Carte Grise. Putain mais comment s'embarquer dans du n'importe quoi. L'administration et son système nous y pousse. Finalement, je ne patiente pas du tout dans la pièce qui s'occupe des permis tout ça tout ça, mais j'attends dans la file 'Étrangers'. À bien y réfléchir : mon attitude est de plus en plus provocatrice. Ou débile. Inutile de vous préciser que chacun tient à sa place dans la file d'attente comme à la prunelle de ses yeux et que cette foule pourrait tuer si l'on osait un débordement. Tout le monde se scrute et les personnes aux guichets sont égales à elles-mêmes : antipathiques, désagréables, voire vexantes. Attention suspens : comment vais-je pouvoir gruger tous ces étrangers en attente de papiers ? (Autant vous dire que leur patiente à des limites et qu'il ne faut pas trop faire la mariole. Leur place dans la file = de l'or en barre). Il faut bien noter l'horaire également. Bien sûr la Préfecture ferme ses portes déplaisantes à 16h00. Et voilà déjà 1h00 que je tente de demander à quelqu'un où se trouve le Bureau des Associations. 

Réunir la totalité des formulaires nécessaires
pour obtenir le laissez-passer A-38
Votre tâche, votre besogne, votre peine n'a même pas commencé. Donc il est 15h00. Des personnes dans l'expectative de circulaires d'une importance capitale (afin qu'ils traversent la rue sans avoir l'impression de commettre un crime). Dans ma main un n° qui ne correspond en aucun cas à ceux qui défilent. Il fait chaud (enfin moi ça va, mais ce sont les autres qui accusent le coup et s'agacent vite). Il serait imprudent de ma part, de tenter, d'oser, un dépassement en prétextant une simple demande de renseignement puisque TOUT LE MONDE est là pour une simple demande de renseignements. Maman. Je ne sais par quel miracle : du Père, du Fils ou du Saint Esprit, me voilà seule devant cette gentille petite ligne jaune qui me demande de ne pas la dépasser pour des questions de confidentialité. La Dame à l'autre bout derrière son guichet ne m'invite pas à la rejoindre. Ok. Elle VOIT immédiatement que je n'ai pas le ticket adéquat et m’interpelle. "Il faut le bon ticket Madame". Sans blague. Je me défends directement (le temps est précieux désormais, il faut être efficace et éviter le conflit avec le personnel fonctionnaire : sinon c'est foutu. À la Dolto. Surtout les caresser dans le sens du poil). De ma voix la plus pucelle qu'il soit, telle Princesse Sarah devant Mademoiselle Mangin, je réplique (toujours derrière la ligne jaune puisque je n'ai pas le bon ticket donc je ne suis pas la bienvenue dans son 'espace de travail' et tout le monde m'entend - joie)  "Je cherche le Bureau des Associations Madame" (vous notez le 'Madame' de lèche burnes à la fin). 

Moi, à la Préfecture
Et la dame mal baisée me répond cette superbe phrase à jamais gravée dans ma mémoire : "Ce n'est pas là". Merci. Mais MERCI. Perverse. Et là, je lui explique ma galère. Au lieu de me répondre. Elle m'engueule cette pute. Parce que finalement la réponse c'est : 39, avenue de la Libération. Bon voilà. Ni plus. Ni moins. Mais NON ! Elle me fait chier avec ses tickets et n° de merde au lieu de m'informer simplement. Dieu merci : elle y parvient enfin. Et c'est ainsi que je change de bâtiment. Il est 15h15. J'y suis depuis plus de 60 minutes et je ne sais toujours pas ce qui m'attend au 39. J'entre à la bonne adresse. Une dame derrière un autre guichet, vitré cette fois, discute au téléphone. Et ô surprise : j'attends. Pas une fois elle me porte attention. Et compte bien prendre le temps qu'il faudra pour achever sa conversation téléphonique. J'ai le temps d'apprécier l'aménagement destiné aux personnes handicapées. Heu... Le tapis. Rouge. Les petites pastilles plastiques disposées au sol qui semblent indiquer aux personnes à visibilité réduite des 'points' importants : devant le guichet, devant l'ascenseur etc. Bien bien bien. Elle finit, raccroche et ouvre sa vitre. Je lui fais part de ma requête et m'adresse à elle comme si je lui demandais la permission de Minuit. Elle m'indique le Bureau des Association : 1er étage / couloir de gauche / premier bureau de droite. Arrivée en haut des marches, je ne sais plus ce qui est à gauche et à droite. Stress. Je tente la combinaison gauche puis droite. Ok Bingo. Je vois le mot 'Association' un peu partout. Je dois être au bon endroit. Seulement le premier bureau à droite : est vide. 

Le premier bureau à droite
Putain : j'ai envie d'une bière. Alors j'avance, dans l'espoir de rencontrer quelqu'un (même déplaisant, je prends). J'entends une dame, qui elle aussi papote au téléphone (on sent bien la détente qui est bien celle de l'été dans les bureaux de l'administration française). Je frappe et pour la énième explique mon cas : "Bonjour, je cherche le Bureau des Associations pour signaler un changement du Bureau". Cette phrase m'épuise. Et rajoute que la pièce que l'on m'a indiquée à l'accueil (c'est fatiguant hein) / (15h30) est vide. "Ah bon ?!?". Je vais la bouffer. "Mais non". "Mais si". "Mais le bureau en entrant ?". "Oui (toi que je maudis sur 3 générations) le bureau en entrant". "Aaahhhaaa". (Doux Jésus : fermez votre gueule Madame). Elle prend l'initiative de se déplacer pour constater l'absence de ses collègues dans le 'fameux' premier bureau. Plus que de se soucier de ma demande, elle était entrain de se rendre compte que ses copines étaient parties sans elles faire quelques soldes aux Galerie en bouffant des cookies de la Mie Câline. Mais en fait, ce n'est pas dans la pièce indiquée par la Dame n°2 de l'accueil que je trouverais mon bonheur (d'ailleurs je souhaite qu'elle avale des couleuvres jusqu'à ce que mort s'en suive pour m'avoir dit des conneries) c'est dans celle de Mr Lefèvre (donc DEUXIÈME bureau à droite. Je veux crever). Juste là, derrière la porte close (et bien cachée). 15h40. Je frappe. On me dit de rentrer. Je ne demande que ça ai-je pensé ; mais trop vite. La porte est fermée, les fenêtres également. Il fait 38° dehors. Surement 30 à l'intérieur. Le bureau ne fait pas plus de 8 m². Pas d'aération et encore moins de système d'aération. Ça pue la mort. L'endroit malodorant est occupé par un Monsieur qui doit aimer les cookies aussi. Trop.
Est-il bien utile de vous préciser que son imposant profil implique une sudation des plus marquantes et acides. J'ai envie de deux bières et de vomir. Et je répète à nouveau la raison de ma présence. Il est aussi vif qu'une huître malade. Une huître malade qui aurait mangé une autre huître pas fraîche. Ou un lamantin, mais décédé sur le bord d'une route déserte, et entrain de pourrir au soleil et de faire le régale de quelques mouches. Il me demande de lui faire passer des papiers rangés dans des bannettes mais placées en face du visiteur et pas devant lui, donc de celui qui est censé travailler. C'est étrange. J'ai l'impression de me trouver devant Ignatius Reilly dans 'La Conjuration des Imbéciles' (physiquement parlant. Et pour la motivation qu'il porte aux différentes tâches professionnelles qui lui incombent). Et là : il est temps mesdames et messieurs d'aborder la délicate question des congés. "Si les 7 feuillets - que je viens de lui donner et qu'il me retourne ensuite - c'est ubuesque putain - si je vous renvoie, ou vous ramène les documents remplis la semaine prochaine, quand cette modification sera-t-elle officiellement prise en compte ?". (Vous remarquerez que je reste sacrément polie). "Ça dépendra des vacances". Je vais vous tuer Monsieur. Je vais vous dégonfler et vous ranger bien à plat dans une pochette cartonnée et vous laisser là, en face de moi, dans la bannette de merde". Bref, j'ai intérêt à bien remplir le bordel avant mercredi prochain pour qu'il s'occupe du reste avant de partir pour la Thaïlande, l'histoire de 15 petits jours de tourisme sexuel. 

Allez au Diable. 

Demain : je récupère un colis à La Poste, après 2 'avis de passages' vicieusement laissés dans ma boîte aux lettres. Ces fameux 'avis de passages', comme un gros doigt d'honneur à la personne que vous êtes. Ceux qui vous disent bien : "on a votre colis, c'est nous et pas vous et on repasse demain. Non pas pour vous donner la possibilité de le récupérer à La Poste mais pour vous signaler à nouveau qu'on le garde encore 24h00, pour bien faire chier". 

Sinon, je suis très fière de mon GPS Lo-Fi :





Et voilà deux petites crottes de nez qui se fichent magistralement des difficultés que l'on peut rencontrer à la Préfecture : 



Baboushca, qui va très prochainement sombrer dans l'agoraphobie.