vendredi 5 septembre 2014

La serveuse de ‘Chez Paul’ qui nous a servi nos deux cafés sur l’aire d’autoroute de Pech’Montat (46) et qui a le courage de porter le douteux (voire l’impertinent) prénom de « Morgul » : nous n’en parlerons pas ici. (Mais une prochaine fois : c’est inévitable et historique).



Le Gouffre de Padirac. "Photos et films interdits".
En même temps ça me paraît logique,
il fait tout noir.
 
Le Gouffre de Padirac. Surnaturel. Encore plus lorsque vous êtes claustrophobe, que vous détestez l’humidité et les touristes. Je vous garantie que dans ces conditions extrêmes l’expérience est fabuleuse, suprasensible et réussie. Je vous assure également que lorsque vous additionnez ces petites infortunes, vous prenez terriblement conscience du lieu et de l’exploit que vous vous apprêtez à relever. C’est total. Pour commencer, les petites routes du Lot aident à convenablement vous indisposer pour le reste de la journée. Des virages en veux-tu, en voilà. J’y ai pensé plus tard mais, dans un sens, je crois que la nature s’est sentie obligée d’imposer à l’Homme le traçage de ce type de routes, sinueuses ; sans ça personne ne regarderait par la fenêtre... Je vais encore me faire des amis, mais entre nous, le département numéro 46 semble s’être comme figé dans les années 70 non ? Et hélas, dans tout ce qui a pu se faire en terme de mauvais goût à cette époque. Le Cantal, a qué-blo dans les années 50, nous sommes d’accord là-dessus, et bien Le Lot nous rappelle certains goûts fâcheux entrepris en milieu rural dans les années 70. Et si comme moi, vous avez du mal avec les environnements vert-vert et vert-forestiers, c’est baisé pour ce coin de la France. Je dirai que nous sommes comme plongé dans une sorte de Twin Peaks à la française.

Pour changer du temps de merde de ce mois d’août, ce vendredi là : il pleuvait. Déjà qu’une masse de touristes c’est difficile à supporter, mais quand il pleut, c’est pire. D’autant plus qu’avec ce type de conditions climatiques ils s’obstinent et s’habillent encore plus mal, ce qui n’arrange rien au paysage. 

Avant l’abîme : le purgatoire. Enfin presque… Afin de valider nos tickets pour l’Enfer (humide et froid) nous pénétrons le bâtiment dont l’esthétisme et l’harmonie architectural m’échappent (baignant désespérément dans son jus, et c’est éprouvant mine de rien). 

Nous avons bien fait mon frérot de commander nos billets via le net quelques jours auparavant. Ce qui de 1° nous évite d’attendre comme des gros cons sous la pluie (mais nous au moins, nous ne portons pas de vilains k-way), de 2°, nous permet d’éviter la foule de vacanciers et autres randonneurs (ou l’art de se rendre dans des lieux typiquement touristiques, forcément, je persifle ensuite) et de 3° me donne l’occasion personnellement, de me rendre plus vite aux toilettes avant de pénétrer les Limbes. 

Pisseuse née, c’est toujours plus agréable pour ma petite vessie de ne pas la soumettre à une pression trop intense, et trop longtemps. Avant de poursuivre au sujet de notre descente infernale (mais drôle), je parie ma nouvelle paire de pompe Tamaris-talons-Madame au sujet de l’année de cristallisation dans le temps des chiottes du site de Padirac, surannées et humides. Ces WC n’ont pas changé depuis 1974 (odeur, carrelage, sèche-main, savon, j’ai même un doute à propos de certaines personnes présentes sur les lieux).

Effrontément et malgré l'interdiction, je continue à prendre des photos. Là, j'ai tenté de saisir le sex appeal du beau black en bas à droite. C'est un échec. Nous nous contenterons alors de la barbe de Monsieur Martel. 


Il fait toujours aussi sombre dans le Gouffre de 'Padir',
comme aimait à le nommer notre facétieux GPS <3
Tout est réuni pour que j’apprécie pleinement la visite. Il pleut, ça fait plic-ploc partout et ça me donne perpétuellement envie d’uriner. Nous descendons encore. Et encore. Et encore. Encore. Encore. Encore. Encore encore encore encore. Je manque d’air et de lumière. Cerise sur le gâteau : la barque. Lovely. Je panique aussi lorsque je suis sur l’eau. Nickel. On va vraiment bien rigoler. Ah ! J’oubliais : il fait froid. Si vous ne supportez pas les températures inférieures à 25° - en bas il fait constamment 13 - prenez une polaire moche si vous êtes un touriste à la con ou un beau gilet en shetland si vous avez du goût. Embarquons. Comme j’ai toujours eu beaucoup de chance, nous voilà en tête de barque. Formidable. Les gens pompent le peu d’air à ma disposition. Un jeune hippie nous explique des tas de trucs au sujet de la grotte et de l’eau qui fait plic-ploc partout, tout en nous évitant de nous prendre des stalactites et stalagmites et autres ‘concrétions’ en questions, dans la tronche. 



C’est bien heureux. J’ai froid. J’ai envie de faire pipi, ça fait plic-ploc. 

Je suis définitivement une fille du large. L‘onctuosité de la méditerranée, son horizon tranquille, sa brume de chaleur tout ça tout ça… Plic-ploc. Pipi. J’évite de regarder au dessus de moi afin de ne pas prendre conscience de l’enfermement et d’éviter une crise de panique. Je rappelle que regarder au dessus de soi dans le Gouffre de Padirac et admirer ‘le vide à l‘envers’ fait partie au ¾ de la magie de ce genre de site géologique. Mais non. Regardons l’eau. Nous venons à l’instant de parcourir en barque, 500 m d’une partie de la rivière souterraine, apprenant en même temps que sa profondeur varie de 50 cm à 6 m. C’est rassurant. D’ailleurs ce petit tour sur l’eau n’est pas sans rappeler Disneyland et l’attraction des poupées avec la musique qui rend dingo. Mais les poupées folkloriques et la musique qui finit par faire trembler et donner envie de salement massacrer sa famille au complet > en moins. Juste l’eau et la barque quoi.

Si je continue à prendre obstinément des photos dont le rendu est finalement très médiocre,
Lucile va finir par contacter les autorités. 

Nous débarquons pour la suite de la visite qui se fait à pieds maintenant. Youpi. Nous sommes maintenant accompagnés d’une gentille guide prénommée Lucile. Doux Jésus merci, tu me permets ainsi de nous divertir un peu plus. Lucile se charge donc de nous expliquer les autres fantaisies et petits secrets de la cavité souterraine avec le ton désuet de l’animateur radio des années 80, ou de certains DJs de campagne rescapés des années 80 mais toujours en exercice à notre époque (ne lâchez rien !). Bien remarqué frérot : parfois son intonation variait également avec celle employée par Jamie dans l’émission scientifico-didactico-accessible : « C’est pas sorcier ». Et retenez bien cette pertinente information répercutée par Lucile : « à chaque ‘gour’ : sa petite étendue d’eau ». Appliquez les deux effets de voix suggérés ci-dessus et c’est très amusant. Surtout coincée dans un gouffre, à *** m sous terre - j’ai préféré resté dans l’illusion et dans la dénégation de la réalité et ne pas retenir la putain de distance qui me sépare de la clarté. 

Nous retiendrons, mon frère et moi, pour l’Eternité, la question de cet homme faisant parti de notre trop triste groupe : « l’eau qui tombe là, c’est de la pluie ? ». Merci Monsieur. Depuis, nous vous citons régulièrement. Ben, oui, c’est de la pluie des nuages de la grotte. Magique. 

Entre temps, je fais peur à cet enfant qui commence à pleurnicher. Donc non, ça ne va pas être possible. Non. Pas six pieds sous terre petit être dont la raison des braillements m’échappe. Ce qui ne m’échappe pas en revanche, c’est la constatation soudaine qui m’amène à penser que cet endroit est idéal pour perdre des enfants. 

Ici, mon cliché est tristement flou. C'est à cause de l'enfant qui pleurait. 

Afin de me punir de ces mauvaises pensées, Dieu suggère à notre guide-amie, Lucile, de monter 200 marches pour la suite de la visite. J’ai beaucoup trop couru cet été alors qu’on m’avait dit de ne pas le faire et mes genoux sont complètement niqués  L’enfant doit se régaler de ma souffrance à chaque marche. Je le sais. Je le sens. Saleté. La fin de la visite approche. 

Lucile-notre-amie ose conclure de la façon suivante (et me donne par la même occasion du grain à moudre) : « admirez encore un peu le gouffre et ses concrétions et laissez aller votre imagination ». Il ne faut pas nous dire ça Madame. Mon frère voit des vulves partout, quand à moi, j’alterne entre les visions inconvenantes de bites, de morve et de crottes de nez. Je ne suis pas fière de nous G’llaume. Sortons. 

Allons boire et fumer.


Ma dernière radio de l'utérus.

(Merci pour cette visite frérot <3 Malgré ma peur de l’enfermement, avec toi, ça devient un scketch et ça rigole… Comme pour l’avion et j’en passe... Vivement la croisière).


Sinon, ça fait toujours plaisir quand la Reine d’Angleterre vous rend hommage (même sur un coffin-plate).



















Honni soit qui mal y pense xxx
(Avec ce que je viens de raconter, je devrais en prendre de la graine).




Queen Caroline.

samedi 16 août 2014

La position libertine ambigüe chez Sade : nous n'en parlerons pas ici.

Improbable.
Visiblement le type à l’atelier de moulage des mannequins-vitrine s’est fait plaisir et s’est bien lâché sur la taille des nichons. Si l’on compare au mannequin de gauche, on ressent très bien la lassitude et la frustration qui l’ont conduit à péter les plombs et à ‘créer’ son modèle à lui. Celui qu’il a fantasmé tout au long de sa médiocre carrière de mouleur de bustes trop menus à son goût (je n’y connais foutrement rien en tailles de soutiens-gorge, je ne peux donc pas vous communiquer d’informations chiffrées et lettrées). Insatisfaction qu’il s’est permis d’assouvir surement le jour de son départ en retraite et de se laisser aller à la réalisation d’une (fausse) poitrine de bombasse. Celle que l’on a plus souvent l’occasion de croiser sur une plage de Miami ou à Saint-Tropez plutôt qu’aux abords du Lac de Vassivière. C’est sa petite Pamela Anderson à lui. Sa poitrine ‘baywatch’. 



Deuxième point légèreté. Il y a quelques années, j’avais déjà expliqué à mon très cher frère le sous-entendu coquin des paroles du titre de la Britney-Lolita délurée de l’époque : Lio, lorsqu’elle chantait, faussement innocente avec sa queue de cheval yéyé : « Banana Split ». Non, mon petit frère, il ne s’agissait pas là de vanter les délices et qualités gustatives d’un dessert glacé mais  ‘d’imager’ à travers cette métaphore pâtissière et dans un érotisme gourmand : une bonne pipe. Aujourd’hui nous avons franchi une autre étape dans l’analyse de titres dont la compréhension des paroles échappent totalement à ton discernement petit frère chéri. Et résonne à tes oreilles de façon totalement inintelligible. Le titre du jour - nous restons dans les années 80 - : le générique de la série japonaise « Jeanne et Serge » (« アタッカーYOU! »). 

L’incompréhension se situait au niveau du refrain. Mon frère entendait alors ceci : 

Jeanne et Serge
« Kdhkhdhdkq dhefhjefb »
« Pozalfjeçfenkj » de volley-ball
Jeanne et Serge
« Oiezpehbfbcbkjlkemfjljb pifkk »

« Hoiebeoo ojggneoh ojjo »
« Mnzih faaaardf » pour Jeanne et Serge
« Hoiebeoo ojggneoh ojjo »
«  Mnzih faaaardf » pour Jeanne et Serge

Il faut donc, mon frérot, entendre et comprendre (dans cette mauvaise traduction nipponne) ceci :

Jeanne et Serge
Coup de foudre
Match de
volley-ball
Jeanne et Serge
Amour dès le premier regard

C'est amour et bonheur
La vie
pour Jeanne et Serge
C'est amour et bonheur
La vie
pour Jeanne et Serge
C'est amour et bonheur
La vie
pour Jeanne et Serge



(Petite remarque personnelle au sujet de l’histoire de cette romance slurp slurp : je reste totalement persuadée que d’une part, Jeanne est lesbienne. Que d’autre part, Serge est ce que l’on pourrait appeler à l’heure actuelle un ‘metrosexuel’. Et qu’ensuite, je soupçonne ce dernier d’avoir baratiné Jeanne tout ça pour mater à loisir ses copines perpétuellement en culottes sur les terrains de volley, et ainsi se divertir agréablement pendant les qualif’ des J.O. de Séoul). Maintenant que tout le monde s’est dit « ahlala quelle époque » ou « toute mon enfance », on passe au reste. Le reste qui d’ailleurs vous rappellera de bons souvenirs d’école. 

Sujet # 3 > moins évaporé et plus grave : les satanés séparateurs d’achats à la caisse et la division dissimulée qu’ils entraînent.  Attention, je vais citer du Rousseau et le lien avec ces putes de barres de caisse n’est pas si incongru. Démonstration et argumentation autour de cet objet de malheur qui mine de rien contribue à foutre insidieusement le bordel. Selon Jean-Jacques Rousseau, ce n’est pas l’argent qui est à l’origine du ‘mal’ (depuis les choses ont un peu changé…) mais la propriété privée (depuis les choses ont empiré…). Inspi / Expi / Concentration / Citation / Retour au lycée : « Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou à embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu'ils ne s'appliquèrent qu'à des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et qu'à des arts qui n'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d'un commerce indépendant: mais dès l'instant qu'un homme eut besoin du secours d'un autre ; dès qu'on s'aperçut qu'il était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité disparut, la propriété s'introduisit, le travail devint nécessaire et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu'il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt l'esclavage et la misère germer et croître avec les moissons ». Jean-Jacques Rousseau - Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes. Point précis et utile : J.-J. Rousseau n’a jamais dit que la propriété devait être éliminée, elle est incontournable, elle est venue peu à peu dans l'esprit des gens… Sa démonstration consiste à nous demander comment l’homme est passé de l’état de nature, à la propriété (puis, au despotisme, mais nous n’irons pas jusque là, du moins pas avec les séparateurs d’achats). C’est donc le malheur de l’Homme social qui nous intéresse ici. 

Questionnement social. Sauras-tu trouver ici une lueur d'âme ?

On dit que ce sont le plus cochonnes ? 
Reprenons depuis le début avec le récit de l’acte odieux qui a conduit à la matérialisation d’une séparation entre mes courses et celles de la personne derrière moi, et tout ceci à mon insu. Juste devant moi, une dame, qui semblait d’une nature plutôt rigoureuse et anxieuse (serre tête et jupe en dessous des genoux. Mâchoires serrées. Amen), constate avec stupeur que je dépose mes tomates Torino sur le tapis sans délimiter concrètement l’espace entre ses achats et les miens par le truchement de ce démoniaque séparateur d’achats. D’un geste vif et radical elle corrige ce manquement et saisit furtivement l’objet malin en question pour mieux diviser la propriété que sont ses courses et la supposée ‘propriété’ que sont les miennes. D’autant plus que je n’ai pas encore payé, elle non plus, nos courses appartiennent donc encore au magasin. Mise au point sur la symbolique de son geste et de l’objet du scandale : il s’agit là - à mon sens - d’une division des gens de façon dérobée, qui renforce cette fâcheuse notion de ‘propriété’. Nous développerons ceci plus tard. Poursuivons le récit, avec illustration, flèches et légendes s’il vous plait :


Ce que vous constatez sur la photo c’est un séparateur d’achats entre MES courses et celle de la personne qui me suit. Cette obsédée de la scission, voyant que je ne copiais pas son geste ségrégationniste - indiquant ainsi à mon voisin que mes tomates > sont mes tomates > pas les siennes > le rassurant ainsi implicitement sur le fait qu’il ne payera pas mes courses à ma place - elle prend un autre foutu séparateur d’achats et le lâche prestement sur mes tomates cornues. Je remarque au passage qu’en voulant délimiter son terrain, le mien et celui de la personne qui me suit, elle s’introduit sans gène dans nos ‘cercles d’intimité’ ; invisibles, mais que l’on peut facilement deviner :  soit un rayon de 8 à 12 cm autour de mes tomates. Elle s’octroie ici le droit de juger d’une démarcation tangible entre l’autre et moi. Alors qu’elle n’est, en aucun cas, concernée par notre hypothétique commerce. Je reste persuadée que cet acte inaugure un long processus de la corruption humaine et voilà les tomates à droite et les chipsters à gauche qui prennent une toute autre dimension. Que l’on ne me fasse pas croire que cet acte est ‘civique’. Dire bonjour à la caisse l’est plus. Nous sommes face au ‘ceci est moi’ clivant, dans toute sa majesté. 

Cette pute soustrait ici un peu de ma liberté. La manie de mettre à disposition des séparateurs d’achats n’est visiblement pas mise en place dans un esprit d’avancée vers un idéal ‘communautaire’. C’est un soi-disant gain de temps pour la caissière et donc d’argent pour le magasin. L’idée d’une communauté de biens semble encore bien loin (une distance orbitale) de cet l’individualisme possessif et de la peur d’être exposé sans cesse à l’invasion d’autrui, et ce, même à la caisse d’un supermarché. Madame, rassurez-vous, même sans séparateur d’achats vous pourrez jouir en paix de vos emplettes dans votre petit chez vous méticuleusement barricadé, avec code et interphone à l’entrée et votre installation serrure multipoints. Certains penseront que l’utilisation des séparateurs d’achats est plus pratique pour la caissière, qui ne peut pas deviner à qui sont les courses. Toutes n’ont pas la science infuse mais c’est un peu les prendre pour de sacrées cruches. L’idée n’est pas de coller ses steaks avec les yaourts brassés natures ou les tampon Net +++ de ses voisins/voisines de caisse, et d’en faire un gros tas de courses tout mélangé, sur ce putain de tapis roulant juste pour emmerder la caissière. Mais de veiller à laisser un espace entre ‘le cercle intime’ des produits de chacun. Au pire, ça n’amène qu’à la discussion et au dialogue. Est-ce vraiment grave ? Non. Les séparateurs d’achats sont des petits murs de Berlin. Personne ne se parle et préfère croire que la propriété apporte le bien, la prospérité et, et, et : la sureté. Comme ceux qui s’obstinent à construire des murets en parpaings autour de chez eux. Des murs qu’ils ne prennent même pas la peine de crépir une fois ceux-ci érigés. Dans tout les cas : c’est moche. Je vous dirai une autre fois comment la culture de charmants petits bocages ou de romantiques haies peuvent faire l’objet d’un enclos naturel - si vraiment, il est nécessaire pour votre équilibre psychique - beaucoup plus coquet, sympathique et accueillant. 


Bisous.


Ca.


PS : j’existe aussi en poupée désormais...


dimanche 6 juillet 2014

Le processus de vinification : nous n'en parlerons pas ici.

Mannequin cabine.
Et voilà le travail. Donc pour ceux qui ont suivi les épisode précédents dans lesquels je demandais une aide financière partielle ou totale de votre part, afin d’acquérir ce sublime FUN Body Sporty Princesse Tam Tam - Rose Craie, et bien sachez qu’avec pas mal de fierté, une pointe d’arrogance et un peu de superbe je vous annonce ENFIN posséder le vêtement qui rentrera inlassablement dans mes fesses, et les violera obstinément au fil des heures  - parce que, pour mémoire, le body fait partie de ces vêtements sympas mais hyper relou à porter - donc, acheter avec mes propres deniers (c’est dans ces cas là que mon indépendance me fait bander) et en plus Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, à moitié prix : -50%. BIM. C’est qui la maman ? Je ne vous entends pas > plus fort. Ceux du fond : c’est qui la maman ? Il n’en restait qu’un seul dans la boutique et à ma taille. Oui, parfois j’ai de la chatte. Détail technique - qui a un intérêt pour certain(e)s - il ferme avec les fameux boutons pressions dans la zone du 'delta frifri' (fermeture en plastique : donc pas de risque de rouille après lavages ; l’hostilité vestimentaire…). En espérant qu’ils ne lâcheront pas sournoisement pour mieux s’échapper vers l’arrière, dans la région de mes omoplates. Prions. Je vous tiendrai bien évidemment au courant de son niveau de faculté à plus ou moins me rentrer dans le cul. 


Choupette.
Je parlais de chatte il y a quelques mots et de vous proposer de rester dans le thème « A.D.C. » / « Animaux De Compagnie ». Ainsi Wikipédia définit le terme : « Chat, chien, hamster, nourrisson (ça, c’est ma suggestion), animal qui reçoit la protection de l’Homme en échange de sa présence » (c’est donc concrètement ce qu’il se passe avec le nourrisson, les échanges étant souvent très limités, aussi restreints qu’avec un lapin, par exemple). Seulement là et je m’en veux, l’animal, le ‘petisien’ que j’ai rencontré, semblait tout à fait être ‘l’objet’ de domestication de sa maitresse, mais semblait également tout à fait être bien peu enhardi. Alors, que j’allais accessoirement faire quelques soldes dans un magasin de fringues (oui, je cherche rarement à faire des affaires à Leroy Merlin. De toutes façons c’est en Zone Indus Nord, donc comme ça c’est réglé), mais aussi et surtout voir à quoi ressemblait l’ex de mon flirt - normal - qui a de façon très courtoise et commerçante retiré les antivols de mes trois basics. (On a tous une tendance vicieuse à mesurer de temps à autres son amour propre). Juste avant cette tâche, très bien accomplie, j’avoue - avec professionnalisme et dextérité - je me trouvais à attendre mon tour pour passer à la caisse (et de découvrir alors par la suite à quel niveau se situait ma vanité) il y avait là le fameux ‘petisien’ un peu quelconque, un peu ridicule, et surtout très effacé. Sans faire exprès (ma perversion à ses limites) je n’ai fait que lui marcher dessus. Et il ne couinait même pas. On peut lui reprocher son inconsistance mais ce petit gadget reste tout de même très silencieux et c’est bien heureux. A aucun moment il n’a fait pouet pouet. Ou… J’y pense. Peut-être que cette dame (qui a acheté un haut léopard des plus vulgaires) traîne en fait en laisse, une vielle peluche. Ou un vieux sac à pyjama ?!


Qui fait ça ?
Pourquoi et quelles les motivations ?
(Dans une configuration similaire,
personne ne fait ça au volant de sa
bagnole ).
  
Changement de sujet (appréciez parce que je ne préviendrai pas tout le temps). ARRÊTEZ. A-RRÊ-TEZ, s’il vous plaît Mesdames de forcer les portes des chiottes, sur les aires d’autoroutes. Quand il y a des personnes qui attendent, avec peine, parce que généralement l’envie est pressante et gênante, juste devant l’enfilade de portes en plastiques moches et sales, arrêtez de tenter d’ouvrir TOUTES ces putains de portes fermées à double tour (petit loquet rouge = fermé : comme feu rouge = on s’arrête. C’est simple nom d’un chien-sac-à-pyjama), portes closes qui prouvent bien que tous les waters sont O-CCU-PES. Si nous sommes une poignée de vieilles, de jeunes, de belles ou de moches (c’est souvent ce dernier ‘cas’ qui fréquentent banalement les aires d’autoroutes) à faire le pied de grue dans un endroit qui pu, qui pu et qui pu, ce n’est pas pour le plaisir de humer les effluves des diverses mictions - venues d’un peu partout en France, voir de l’Europe - qui se mélangent odieusement et salement, et se fixe inéluctablement dans nos narines. Rentrez et attendez votre tour bordel de merde. C’est pas compliqué.

Ceci est une révolution : 
http://youtu.be/ZKLnhuzh9uY
Mais bon : "on ne sait jamais hein !" C'est certainement que qu'elles se disent. Au cas où un putain de chiotte serait vacant. Et vous seriez alors, l’élue, celle-là même qui aurait le joie, la chance et l’honneur de tomber sur le cabinet en plaqué or, dont 99% des bactéries ont été à l’instant éliminées et ne reviendront plus jamais de la vie, avec des petites revues en cas de grosse commission et une ambiance musicale jazz / bossa. Mais putain… Justement, si nous sommes une demi-douzaine à attendre avec peine notre tour, celui qui nous permettra de nous soulager et nous écoeurera pour les 50 prochaines bornes - parce que ça ne sent pas très bon le pipi et le caca + l’odeur du sang frais ou séché des vieilles serviettes hygiéniques dans les poubelles - Et même si dans ces conditions, nous sommes toutes là devant un ou deux chiottes non occupé(s), donc > accessible(s), la porte plus ou moins ouverte, c’est FORCEMENT qu’il y a un loup… Autrement dit, que le ou les WC en question sont une sombre et immonde bauge. M’est avis que ces personnes empressées et carrément capables de passer devant tout le monde finalement, pratiquent ce geste populacier et détestable de placer avec véhémence un séparateur d’achat à la caisse. Crevez en Enfer. Et si vous êtes vraiment pressées : pissez dans les bois. Sinon les architectes pourraient également imaginer un truc de gue-din : prévoir d’avantages de toilettes du côté des femmes. 



Cessez. A la grâce de Dieu...
Toujours dans un élan de désespoir et de misanthropie, ceci : la plupart du temps le cinéma français me désole mais encore plus l’été je crois… Quand je revois cette photo, qui m’a brutalisée psychologiquement alors que je partais tranquillement au travail, un beau matin de juillet, et bien en y repensant, et avec regret, j’aurais du prendre la peine (pardonnez-moi) de traverser la rue Jean Jaurès et d’aller vomir jusqu’à la bile au pied de cette colonne Morris (qui souffre de ce que l’on inflige parfois. C’est évident. Elle va fondre un jour). Voilà à nouveau un film franco-français dans une ambiance nostalgique des années 50 qui nous promet des moments inoubliables. Humour et impertinence garantis. Ceux qui diront (et moi la dernière) que cette adaptation est lisse et sans relief, sont vraiment des vilains. On ne méprise, on ne médit pas comme ça gratuitement. C’est pas bien. La résolution du problème qui motive 1h30 de scènes tournées dans une ambiance joyeuse et débonnaire est surement passionnante, captivante et plus que jamais attachante. On ne saurait passer à côté de la part de fantaisie de Valérie Lemercier, la maman de notre petit héros, et puis Kad Merad, toujours aussi drôle, dans ce rôle de français moyen, bon papa et amoureux de sa femme. Cet été, grâce au cinéma français, nous plongeons dans le passé, summum de l’originalité et du bon goût. Je reste persuadée que l’on peut faire preuve de bonne volonté de façon moins classique et cliché. Jugez de ces deux belles entreprises cinématographiques : « La Guerre des Boutons » ou encore « Les Choristes ». Aaaaah Nostalgie… Quand tu nous tiens. 


Je serai surement très aigrie quand je serai vieille. Aigrie et bourrée au champagne. Ou à la vodka. Cool. On va bien s’amuser. 




Piss Off <3


Ca.



mercredi 21 août 2013

N'y allez pas. C'est bien.

La bonne idée du jour : aller voir un film d’horreur seule. Sauf que là : le film en question fout vraiment, mais vraiment les pétoches. Mais que je suis con. Ahlala. Pourquoi je fais des trucs comme ça, làààà. Mais que ce film fout la trouille : ‘CONJURING : Les Dossiers Warren’.


Le pitch (dixit allociné) : "Avant Amityville, il y avait Harrisville... Conjuring : Les dossiers Warren, raconte l'histoire horrible mais vraie d'Ed et lorraine Warren, enquêteurs paranormaus réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée... Contraints d'affronter une créature démoniaque d'une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l'affaire la plus terrifiante de leur carrière..."


Vous me direz : un classique. Certains penseront même : 'LOL'. Mais non pas 'LOL' du tout. C’est aussi ce que je me suis dit en y allant. Blablabla : c'est toujours un peu pareil, le scénario tout ça. Facile d'anticiper les scènes 'clés' et les portes qui claques ou les crucifix qui tombent. Oui mais là... Ça ne suffit pas. J'ai serré les fesses et caché mes yeux.

Moi. À la fin du film.

Les films d’horreur sont les seuls qui me tiennent assise sur mon siège au cinéma. Pour les autres : je vais pisser (au moins deux fois), je pense à mes courses, j’ai mal aux jambes, et puis au dos. Le noir m’étouffe, je sens la ‘présence’ des gens autour de moi, ce qui m’oppresse encore plus. Chez moi, lorsque je regarde un film d’1h30 je mets 2h30. Me levant pour pisser (encore), pour me faire un thé, pisser (thé = pipi), déplier mes jambes, bouger, étendre une lessive. Grosso modo : c’est très saccadé comme visionnage, j'avoue. Au moins avec un film de trouille : je reste saisie par la frousse et ne regrette pas mes 10 boules (putain c’est cher quand même le cinoche). J’ai cru au départ que je serai la seule conne à aller voir un film à 16h00 alors qu’il fait super beau dehors. Dieu du ciel une tripotée de jeunes ont eu la même idée débile. Et pour une fois la bande de nanas qui papotaient (pour se rassurer, toutes les 5 minutes) derrière moi ne m’ont absolument mais absolument pas dérangée. Merci mesdemoiselles. MERCI. 

Aguerrie en matière de 'tadoum' (vous savez, la musique ou la non musique qui indique qu’il va se passer un truc), normalement je gère bien la peur. Là. J’ai failli pisser dans ma culotte (c’est une expression en ce qui me concerne, je n’en porte plus depuis 1998) une bonne dizaine de fois. J’étais pliée en 4 sur mon fauteuil. Et si j’avais pu rentrer dedans : j’y serai encore. Ce flippe de sa race la maman. Pour la première fois de ma vie je suis heureuse d’être baptisée. Je ne peux plus me regarder dans une glace sans avoir peur de voir un enfant tout chelou et tout livide comme un cadavre, derrière moi. J’hésite même à retirer les rétros de ma bagnole. Et je pense ne pouvoir supporter la mélopée d'une boîte à musique pendant les 5 prochaines années. Putain. Putain. Mais que je suis con.

Maman.

Et je vous le donne dans le mille, Émile : comment s’appelle la nana possédée par le démon super super démoniaque des enfers les plus chaotiques et brûlants en matière de satanisme, la puissance la plus sombre qu’il existe après celle qui a fait vomir à Regan (dans ‘l’Exorciste’) les glaires les plus verts fluo de l’histoire du cinéma d’horreur, comment ? Et bien elle s’appelle tout bonnement Caroline. Voilà voilà. Putain. Putain. J’ai presque envie de me rendre à la messe dimanche. Et puis ce n’est pas comme si l’histoire, cette affreuse histoire qui va me traumatiser longtemps, était basée sur des faits réels. Avec les photos des VRAIS gens au générique final ! Mais que je suis con nom de Dieu. Non ! Pas nom de Dieu. Pardon ; je ne jurerai plus : promis promis. D’ailleurs par superstition de merde je vais jeter mon ticket. Le brûler. Le jeter loin. Loin. Très Loin. Et verser de l'eau bénite dessus avant. En récitant des trucs en latin. 

Prochain sermont : j'en suis.
Au passage : le type qui joue Ed Warren (Patrick Wilson <3 Je vous aime) est terriblement existant. Je dirai que c’est bien vu de la part des scénaristes, afin d’intégrer d’autre émotions que celles de l’effroi total, de la peur ultime et de l’angoisse terrible, chez le spectateur. Genre, le désir, le fantasme etc. un peu de trucs sexuels qui allègent la frayeur au mois 10 minutes en temps effectif, tout au long de ce film horriblement horrible. Je pense très franchement que quelques Disney s’imposent ce soir afin d’éviter de multiples sueurs froides par la suite. Ou 'Silence ça pousse' sur France 5. Ou 'L’ours'. Sur France 4. Oui, c'est bien 'L'ours', c'est du mignon.


 Baboushca (putain que je suis con).