samedi 16 août 2014

La position libertine ambigüe chez Sade : nous n'en parlerons pas ici.

Improbable.
Visiblement le type à l’atelier de moulage des mannequins-vitrine s’est fait plaisir et s’est bien lâché sur la taille des nichons. Si l’on compare au mannequin de gauche, on ressent très bien la lassitude et la frustration qui l’ont conduit à péter les plombs et à ‘créer’ son modèle à lui. Celui qu’il a fantasmé tout au long de sa médiocre carrière de mouleur de bustes trop menus à son goût (je n’y connais foutrement rien en tailles de soutiens-gorge, je ne peux donc pas vous communiquer d’informations chiffrées et lettrées). Insatisfaction qu’il s’est permis d’assouvir surement le jour de son départ en retraite et de se laisser aller à la réalisation d’une (fausse) poitrine de bombasse. Celle que l’on a plus souvent l’occasion de croiser sur une plage de Miami ou à Saint-Tropez plutôt qu’aux abords du Lac de Vassivière. C’est sa petite Pamela Anderson à lui. Sa poitrine ‘baywatch’. 



Deuxième point légèreté. Il y a quelques années, j’avais déjà expliqué à mon très cher frère le sous-entendu coquin des paroles du titre de la Britney-Lolita délurée de l’époque : Lio, lorsqu’elle chantait, faussement innocente avec sa queue de cheval yéyé : « Banana Split ». Non, mon petit frère, il ne s’agissait pas là de vanter les délices et qualités gustatives d’un dessert glacé mais  ‘d’imager’ à travers cette métaphore pâtissière et dans un érotisme gourmand : une bonne pipe. Aujourd’hui nous avons franchi une autre étape dans l’analyse de titres dont la compréhension des paroles échappent totalement à ton discernement petit frère chéri. Et résonne à tes oreilles de façon totalement inintelligible. Le titre du jour - nous restons dans les années 80 - : le générique de la série japonaise « Jeanne et Serge » (« アタッカーYOU! »). 

L’incompréhension se situait au niveau du refrain. Mon frère entendait alors ceci : 

Jeanne et Serge
« Kdhkhdhdkq dhefhjefb »
« Pozalfjeçfenkj » de volley-ball
Jeanne et Serge
« Oiezpehbfbcbkjlkemfjljb pifkk »

« Hoiebeoo ojggneoh ojjo »
« Mnzih faaaardf » pour Jeanne et Serge
« Hoiebeoo ojggneoh ojjo »
«  Mnzih faaaardf » pour Jeanne et Serge

Il faut donc, mon frérot, entendre et comprendre (dans cette mauvaise traduction nipponne) ceci :

Jeanne et Serge
Coup de foudre
Match de
volley-ball
Jeanne et Serge
Amour dès le premier regard

C'est amour et bonheur
La vie
pour Jeanne et Serge
C'est amour et bonheur
La vie
pour Jeanne et Serge
C'est amour et bonheur
La vie
pour Jeanne et Serge



(Petite remarque personnelle au sujet de l’histoire de cette romance slurp slurp : je reste totalement persuadée que d’une part, Jeanne est lesbienne. Que d’autre part, Serge est ce que l’on pourrait appeler à l’heure actuelle un ‘metrosexuel’. Et qu’ensuite, je soupçonne ce dernier d’avoir baratiné Jeanne tout ça pour mater à loisir ses copines perpétuellement en culottes sur les terrains de volley, et ainsi se divertir agréablement pendant les qualif’ des J.O. de Séoul). Maintenant que tout le monde s’est dit « ahlala quelle époque » ou « toute mon enfance », on passe au reste. Le reste qui d’ailleurs vous rappellera de bons souvenirs d’école. 

Sujet # 3 > moins évaporé et plus grave : les satanés séparateurs d’achats à la caisse et la division dissimulée qu’ils entraînent.  Attention, je vais citer du Rousseau et le lien avec ces putes de barres de caisse n’est pas si incongru. Démonstration et argumentation autour de cet objet de malheur qui mine de rien contribue à foutre insidieusement le bordel. Selon Jean-Jacques Rousseau, ce n’est pas l’argent qui est à l’origine du ‘mal’ (depuis les choses ont un peu changé…) mais la propriété privée (depuis les choses ont empiré…). Inspi / Expi / Concentration / Citation / Retour au lycée : « Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou à embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu'ils ne s'appliquèrent qu'à des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et qu'à des arts qui n'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d'un commerce indépendant: mais dès l'instant qu'un homme eut besoin du secours d'un autre ; dès qu'on s'aperçut qu'il était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité disparut, la propriété s'introduisit, le travail devint nécessaire et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu'il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt l'esclavage et la misère germer et croître avec les moissons ». Jean-Jacques Rousseau - Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes. Point précis et utile : J.-J. Rousseau n’a jamais dit que la propriété devait être éliminée, elle est incontournable, elle est venue peu à peu dans l'esprit des gens… Sa démonstration consiste à nous demander comment l’homme est passé de l’état de nature, à la propriété (puis, au despotisme, mais nous n’irons pas jusque là, du moins pas avec les séparateurs d’achats). C’est donc le malheur de l’Homme social qui nous intéresse ici. 

Questionnement social. Sauras-tu trouver ici une lueur d'âme ?

On dit que ce sont le plus cochonnes ? 
Reprenons depuis le début avec le récit de l’acte odieux qui a conduit à la matérialisation d’une séparation entre mes courses et celles de la personne derrière moi, et tout ceci à mon insu. Juste devant moi, une dame, qui semblait d’une nature plutôt rigoureuse et anxieuse (serre tête et jupe en dessous des genoux. Mâchoires serrées. Amen), constate avec stupeur que je dépose mes tomates Torino sur le tapis sans délimiter concrètement l’espace entre ses achats et les miens par le truchement de ce démoniaque séparateur d’achats. D’un geste vif et radical elle corrige ce manquement et saisit furtivement l’objet malin en question pour mieux diviser la propriété que sont ses courses et la supposée ‘propriété’ que sont les miennes. D’autant plus que je n’ai pas encore payé, elle non plus, nos courses appartiennent donc encore au magasin. Mise au point sur la symbolique de son geste et de l’objet du scandale : il s’agit là - à mon sens - d’une division des gens de façon dérobée, qui renforce cette fâcheuse notion de ‘propriété’. Nous développerons ceci plus tard. Poursuivons le récit, avec illustration, flèches et légendes s’il vous plait :


Ce que vous constatez sur la photo c’est un séparateur d’achats entre MES courses et celle de la personne qui me suit. Cette obsédée de la scission, voyant que je ne copiais pas son geste ségrégationniste - indiquant ainsi à mon voisin que mes tomates > sont mes tomates > pas les siennes > le rassurant ainsi implicitement sur le fait qu’il ne payera pas mes courses à ma place - elle prend un autre foutu séparateur d’achats et le lâche prestement sur mes tomates cornues. Je remarque au passage qu’en voulant délimiter son terrain, le mien et celui de la personne qui me suit, elle s’introduit sans gène dans nos ‘cercles d’intimité’ ; invisibles, mais que l’on peut facilement deviner :  soit un rayon de 8 à 12 cm autour de mes tomates. Elle s’octroie ici le droit de juger d’une démarcation tangible entre l’autre et moi. Alors qu’elle n’est, en aucun cas, concernée par notre hypothétique commerce. Je reste persuadée que cet acte inaugure un long processus de la corruption humaine et voilà les tomates à droite et les chipsters à gauche qui prennent une toute autre dimension. Que l’on ne me fasse pas croire que cet acte est ‘civique’. Dire bonjour à la caisse l’est plus. Nous sommes face au ‘ceci est moi’ clivant, dans toute sa majesté. 

Cette pute soustrait ici un peu de ma liberté. La manie de mettre à disposition des séparateurs d’achats n’est visiblement pas mise en place dans un esprit d’avancée vers un idéal ‘communautaire’. C’est un soi-disant gain de temps pour la caissière et donc d’argent pour le magasin. L’idée d’une communauté de biens semble encore bien loin (une distance orbitale) de cet l’individualisme possessif et de la peur d’être exposé sans cesse à l’invasion d’autrui, et ce, même à la caisse d’un supermarché. Madame, rassurez-vous, même sans séparateur d’achats vous pourrez jouir en paix de vos emplettes dans votre petit chez vous méticuleusement barricadé, avec code et interphone à l’entrée et votre installation serrure multipoints. Certains penseront que l’utilisation des séparateurs d’achats est plus pratique pour la caissière, qui ne peut pas deviner à qui sont les courses. Toutes n’ont pas la science infuse mais c’est un peu les prendre pour de sacrées cruches. L’idée n’est pas de coller ses steaks avec les yaourts brassés natures ou les tampon Net +++ de ses voisins/voisines de caisse, et d’en faire un gros tas de courses tout mélangé, sur ce putain de tapis roulant juste pour emmerder la caissière. Mais de veiller à laisser un espace entre ‘le cercle intime’ des produits de chacun. Au pire, ça n’amène qu’à la discussion et au dialogue. Est-ce vraiment grave ? Non. Les séparateurs d’achats sont des petits murs de Berlin. Personne ne se parle et préfère croire que la propriété apporte le bien, la prospérité et, et, et : la sureté. Comme ceux qui s’obstinent à construire des murets en parpaings autour de chez eux. Des murs qu’ils ne prennent même pas la peine de crépir une fois ceux-ci érigés. Dans tout les cas : c’est moche. Je vous dirai une autre fois comment la culture de charmants petits bocages ou de romantiques haies peuvent faire l’objet d’un enclos naturel - si vraiment, il est nécessaire pour votre équilibre psychique - beaucoup plus coquet, sympathique et accueillant. 


Bisous.


Ca.


PS : j’existe aussi en poupée désormais...


dimanche 6 juillet 2014

Le processus de vinification : nous n'en parlerons pas ici.

Mannequin cabine.
Et voilà le travail. Donc pour ceux qui ont suivi les épisode précédents dans lesquels je demandais une aide financière partielle ou totale de votre part, afin d’acquérir ce sublime FUN Body Sporty Princesse Tam Tam - Rose Craie, et bien sachez qu’avec pas mal de fierté, une pointe d’arrogance et un peu de superbe je vous annonce ENFIN posséder le vêtement qui rentrera inlassablement dans mes fesses, et les violera obstinément au fil des heures  - parce que, pour mémoire, le body fait partie de ces vêtements sympas mais hyper relou à porter - donc, acheter avec mes propres deniers (c’est dans ces cas là que mon indépendance me fait bander) et en plus Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, à moitié prix : -50%. BIM. C’est qui la maman ? Je ne vous entends pas > plus fort. Ceux du fond : c’est qui la maman ? Il n’en restait qu’un seul dans la boutique et à ma taille. Oui, parfois j’ai de la chatte. Détail technique - qui a un intérêt pour certain(e)s - il ferme avec les fameux boutons pressions dans la zone du 'delta frifri' (fermeture en plastique : donc pas de risque de rouille après lavages ; l’hostilité vestimentaire…). En espérant qu’ils ne lâcheront pas sournoisement pour mieux s’échapper vers l’arrière, dans la région de mes omoplates. Prions. Je vous tiendrai bien évidemment au courant de son niveau de faculté à plus ou moins me rentrer dans le cul. 


Choupette.
Je parlais de chatte il y a quelques mots et de vous proposer de rester dans le thème « A.D.C. » / « Animaux De Compagnie ». Ainsi Wikipédia définit le terme : « Chat, chien, hamster, nourrisson (ça, c’est ma suggestion), animal qui reçoit la protection de l’Homme en échange de sa présence » (c’est donc concrètement ce qu’il se passe avec le nourrisson, les échanges étant souvent très limités, aussi restreints qu’avec un lapin, par exemple). Seulement là et je m’en veux, l’animal, le ‘petisien’ que j’ai rencontré, semblait tout à fait être ‘l’objet’ de domestication de sa maitresse, mais semblait également tout à fait être bien peu enhardi. Alors, que j’allais accessoirement faire quelques soldes dans un magasin de fringues (oui, je cherche rarement à faire des affaires à Leroy Merlin. De toutes façons c’est en Zone Indus Nord, donc comme ça c’est réglé), mais aussi et surtout voir à quoi ressemblait l’ex de mon flirt - normal - qui a de façon très courtoise et commerçante retiré les antivols de mes trois basics. (On a tous une tendance vicieuse à mesurer de temps à autres son amour propre). Juste avant cette tâche, très bien accomplie, j’avoue - avec professionnalisme et dextérité - je me trouvais à attendre mon tour pour passer à la caisse (et de découvrir alors par la suite à quel niveau se situait ma vanité) il y avait là le fameux ‘petisien’ un peu quelconque, un peu ridicule, et surtout très effacé. Sans faire exprès (ma perversion à ses limites) je n’ai fait que lui marcher dessus. Et il ne couinait même pas. On peut lui reprocher son inconsistance mais ce petit gadget reste tout de même très silencieux et c’est bien heureux. A aucun moment il n’a fait pouet pouet. Ou… J’y pense. Peut-être que cette dame (qui a acheté un haut léopard des plus vulgaires) traîne en fait en laisse, une vielle peluche. Ou un vieux sac à pyjama ?!


Qui fait ça ?
Pourquoi et quelles les motivations ?
(Dans une configuration similaire,
personne ne fait ça au volant de sa
bagnole ).
  
Changement de sujet (appréciez parce que je ne préviendrai pas tout le temps). ARRÊTEZ. A-RRÊ-TEZ, s’il vous plaît Mesdames de forcer les portes des chiottes, sur les aires d’autoroutes. Quand il y a des personnes qui attendent, avec peine, parce que généralement l’envie est pressante et gênante, juste devant l’enfilade de portes en plastiques moches et sales, arrêtez de tenter d’ouvrir TOUTES ces putains de portes fermées à double tour (petit loquet rouge = fermé : comme feu rouge = on s’arrête. C’est simple nom d’un chien-sac-à-pyjama), portes closes qui prouvent bien que tous les waters sont O-CCU-PES. Si nous sommes une poignée de vieilles, de jeunes, de belles ou de moches (c’est souvent ce dernier ‘cas’ qui fréquentent banalement les aires d’autoroutes) à faire le pied de grue dans un endroit qui pu, qui pu et qui pu, ce n’est pas pour le plaisir de humer les effluves des diverses mictions - venues d’un peu partout en France, voir de l’Europe - qui se mélangent odieusement et salement, et se fixe inéluctablement dans nos narines. Rentrez et attendez votre tour bordel de merde. C’est pas compliqué.

Ceci est une révolution : 
http://youtu.be/ZKLnhuzh9uY
Mais bon : "on ne sait jamais hein !" C'est certainement que qu'elles se disent. Au cas où un putain de chiotte serait vacant. Et vous seriez alors, l’élue, celle-là même qui aurait le joie, la chance et l’honneur de tomber sur le cabinet en plaqué or, dont 99% des bactéries ont été à l’instant éliminées et ne reviendront plus jamais de la vie, avec des petites revues en cas de grosse commission et une ambiance musicale jazz / bossa. Mais putain… Justement, si nous sommes une demi-douzaine à attendre avec peine notre tour, celui qui nous permettra de nous soulager et nous écoeurera pour les 50 prochaines bornes - parce que ça ne sent pas très bon le pipi et le caca + l’odeur du sang frais ou séché des vieilles serviettes hygiéniques dans les poubelles - Et même si dans ces conditions, nous sommes toutes là devant un ou deux chiottes non occupé(s), donc > accessible(s), la porte plus ou moins ouverte, c’est FORCEMENT qu’il y a un loup… Autrement dit, que le ou les WC en question sont une sombre et immonde bauge. M’est avis que ces personnes empressées et carrément capables de passer devant tout le monde finalement, pratiquent ce geste populacier et détestable de placer avec véhémence un séparateur d’achat à la caisse. Crevez en Enfer. Et si vous êtes vraiment pressées : pissez dans les bois. Sinon les architectes pourraient également imaginer un truc de gue-din : prévoir d’avantages de toilettes du côté des femmes. 



Cessez. A la grâce de Dieu...
Toujours dans un élan de désespoir et de misanthropie, ceci : la plupart du temps le cinéma français me désole mais encore plus l’été je crois… Quand je revois cette photo, qui m’a brutalisée psychologiquement alors que je partais tranquillement au travail, un beau matin de juillet, et bien en y repensant, et avec regret, j’aurais du prendre la peine (pardonnez-moi) de traverser la rue Jean Jaurès et d’aller vomir jusqu’à la bile au pied de cette colonne Morris (qui souffre de ce que l’on inflige parfois. C’est évident. Elle va fondre un jour). Voilà à nouveau un film franco-français dans une ambiance nostalgique des années 50 qui nous promet des moments inoubliables. Humour et impertinence garantis. Ceux qui diront (et moi la dernière) que cette adaptation est lisse et sans relief, sont vraiment des vilains. On ne méprise, on ne médit pas comme ça gratuitement. C’est pas bien. La résolution du problème qui motive 1h30 de scènes tournées dans une ambiance joyeuse et débonnaire est surement passionnante, captivante et plus que jamais attachante. On ne saurait passer à côté de la part de fantaisie de Valérie Lemercier, la maman de notre petit héros, et puis Kad Merad, toujours aussi drôle, dans ce rôle de français moyen, bon papa et amoureux de sa femme. Cet été, grâce au cinéma français, nous plongeons dans le passé, summum de l’originalité et du bon goût. Je reste persuadée que l’on peut faire preuve de bonne volonté de façon moins classique et cliché. Jugez de ces deux belles entreprises cinématographiques : « La Guerre des Boutons » ou encore « Les Choristes ». Aaaaah Nostalgie… Quand tu nous tiens. 


Je serai surement très aigrie quand je serai vieille. Aigrie et bourrée au champagne. Ou à la vodka. Cool. On va bien s’amuser. 




Piss Off <3


Ca.



mercredi 21 août 2013

N'y allez pas. C'est bien.

La bonne idée du jour : aller voir un film d’horreur seule. Sauf que là : le film en question fout vraiment, mais vraiment les pétoches. Mais que je suis con. Ahlala. Pourquoi je fais des trucs comme ça, làààà. Mais que ce film fout la trouille : ‘CONJURING : Les Dossiers Warren’.


Le pitch (dixit allociné) : "Avant Amityville, il y avait Harrisville... Conjuring : Les dossiers Warren, raconte l'histoire horrible mais vraie d'Ed et lorraine Warren, enquêteurs paranormaus réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée... Contraints d'affronter une créature démoniaque d'une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l'affaire la plus terrifiante de leur carrière..."


Vous me direz : un classique. Certains penseront même : 'LOL'. Mais non pas 'LOL' du tout. C’est aussi ce que je me suis dit en y allant. Blablabla : c'est toujours un peu pareil, le scénario tout ça. Facile d'anticiper les scènes 'clés' et les portes qui claques ou les crucifix qui tombent. Oui mais là... Ça ne suffit pas. J'ai serré les fesses et caché mes yeux.

Moi. À la fin du film.

Les films d’horreur sont les seuls qui me tiennent assise sur mon siège au cinéma. Pour les autres : je vais pisser (au moins deux fois), je pense à mes courses, j’ai mal aux jambes, et puis au dos. Le noir m’étouffe, je sens la ‘présence’ des gens autour de moi, ce qui m’oppresse encore plus. Chez moi, lorsque je regarde un film d’1h30 je mets 2h30. Me levant pour pisser (encore), pour me faire un thé, pisser (thé = pipi), déplier mes jambes, bouger, étendre une lessive. Grosso modo : c’est très saccadé comme visionnage, j'avoue. Au moins avec un film de trouille : je reste saisie par la frousse et ne regrette pas mes 10 boules (putain c’est cher quand même le cinoche). J’ai cru au départ que je serai la seule conne à aller voir un film à 16h00 alors qu’il fait super beau dehors. Dieu du ciel une tripotée de jeunes ont eu la même idée débile. Et pour une fois la bande de nanas qui papotaient (pour se rassurer, toutes les 5 minutes) derrière moi ne m’ont absolument mais absolument pas dérangée. Merci mesdemoiselles. MERCI. 

Aguerrie en matière de 'tadoum' (vous savez, la musique ou la non musique qui indique qu’il va se passer un truc), normalement je gère bien la peur. Là. J’ai failli pisser dans ma culotte (c’est une expression en ce qui me concerne, je n’en porte plus depuis 1998) une bonne dizaine de fois. J’étais pliée en 4 sur mon fauteuil. Et si j’avais pu rentrer dedans : j’y serai encore. Ce flippe de sa race la maman. Pour la première fois de ma vie je suis heureuse d’être baptisée. Je ne peux plus me regarder dans une glace sans avoir peur de voir un enfant tout chelou et tout livide comme un cadavre, derrière moi. J’hésite même à retirer les rétros de ma bagnole. Et je pense ne pouvoir supporter la mélopée d'une boîte à musique pendant les 5 prochaines années. Putain. Putain. Mais que je suis con.

Maman.

Et je vous le donne dans le mille, Émile : comment s’appelle la nana possédée par le démon super super démoniaque des enfers les plus chaotiques et brûlants en matière de satanisme, la puissance la plus sombre qu’il existe après celle qui a fait vomir à Regan (dans ‘l’Exorciste’) les glaires les plus verts fluo de l’histoire du cinéma d’horreur, comment ? Et bien elle s’appelle tout bonnement Caroline. Voilà voilà. Putain. Putain. J’ai presque envie de me rendre à la messe dimanche. Et puis ce n’est pas comme si l’histoire, cette affreuse histoire qui va me traumatiser longtemps, était basée sur des faits réels. Avec les photos des VRAIS gens au générique final ! Mais que je suis con nom de Dieu. Non ! Pas nom de Dieu. Pardon ; je ne jurerai plus : promis promis. D’ailleurs par superstition de merde je vais jeter mon ticket. Le brûler. Le jeter loin. Loin. Très Loin. Et verser de l'eau bénite dessus avant. En récitant des trucs en latin. 

Prochain sermont : j'en suis.
Au passage : le type qui joue Ed Warren (Patrick Wilson <3 Je vous aime) est terriblement existant. Je dirai que c’est bien vu de la part des scénaristes, afin d’intégrer d’autre émotions que celles de l’effroi total, de la peur ultime et de l’angoisse terrible, chez le spectateur. Genre, le désir, le fantasme etc. un peu de trucs sexuels qui allègent la frayeur au mois 10 minutes en temps effectif, tout au long de ce film horriblement horrible. Je pense très franchement que quelques Disney s’imposent ce soir afin d’éviter de multiples sueurs froides par la suite. Ou 'Silence ça pousse' sur France 5. Ou 'L’ours'. Sur France 4. Oui, c'est bien 'L'ours', c'est du mignon.


 Baboushca (putain que je suis con). 

vendredi 26 juillet 2013

Control Freak


Il est grand temps que je mette un frein à cette foutue manie : celle d'être désespérément ponctuelle. La Mairie de Limoges ouvre à 8:30. Et regardez bien, en bas à gauche sur le ticket : 8:30. Putain. Et par la force des choses mon n° est le 0001. Évidemment : j'étais là la première. C'est l'aboutissement ultime de ma psychorigidité. La sensation - très agréable - d'être un petit peu la première de la classe aujourd'hui. Comme j'ai été 'moyenne' tout au long de ma scolarité (pour obtenir les mêmes diplômes que les autres finalement...), je ne boude pas mon plaisir. Mais ce matin, ma déformation professionnelle, celle d'être impérativement à l'heure (l'animateur radio est un remarquable gestionnaire du temps) m'a tout de même effrayée. Depuis des années je vis avec une horloge dans le ventre. Ponctuelle à chaque rendez-vous. Si un retard survient, il est complètement indépendant de ma volonté et encore : je pousse le vice à calculer l’événement hasardeux qui pourrait me mettre dans une position très inconfortable : ne pas être à l'heure. Exemple : je n'ai jamais raté un train. 


Mais avec les derniers incidents ferroviaires, je pense sérieusement à remplacer ce moyen de transport par l'avion pour mes futurs déplacements. Et puis la différence de tarif est de moins en moins excessive. J'arrête là ce passage 'UFC Que choisir'. 

L’animateur radio n'est pas aussi détendu, qu'on le pense. Tout n'est n'est pas toujours "Super Green".

J'ai donc passé ma semaine à m'organiser pour trouver le temps de passer au retrait des cartes d'identités. La jeune et jolie CDD d'été à la Mairie me demande si j'ai bien apporté avec moi ma déclaration de perte (oui, j'étais sans papiers jusqu'à ce matin, cépatrétrébiensa / J'y pense c'est complètement incohérent d'avoir la trouille d'être en retard mais circuler en voiture, dans la rue etc. à moitié dans l'illégalité ne me fait ni chaud ni froid... Je vais le noter et tenter d'y réfléchir... Entre deux prévisions de choses et d'autres). Ma réponse spontanée et bourrée de détresse à la jeune demoiselle : "AH !" > là mon cerveau se met en mode 'panique' / Je vais devoir accommoder à nouveau mon emploi du temps. En gros : cela revient à inclure un nouveau projet. Et ! Ce dernier vient se greffer à d'autres déjà calés. Putain Putain Putain. Elle est loin de se rendre compte de l'impact terrible, insupportable, tragique, de sa réponse. "Non, je n'ai pas cette (putain de) déclaration de perte". Je rajoute quelques trémolos dans la voix. Dieu du Ciel ! Dieu du Ciel sa collègue (celle qui va partir en vacances ce soir, ce qui a surement de bienfaisantes conséquences sur son humeur et son intervention - divine - merci Madame), lui dit tout bas : "Ne soit pas trop sévère, on va passer pour cette fois". ALLÉLUIA. MERCI. MERCI. 


La Mairie de Limoges est très jolie mais la démarche de s'y rendre sous-entend toujours une formalité chiante, et chiante. Il est à peine 9:00, et des milliers d'émotions ont déjà traversé mon corps. Pour dire que, oui, je fais parti de ces personnes qui ne peuvent vivre plus de 15 minutes sans anticiper le temps à venir, sans faire de liste, sans organisation carrée et extrême. C'est très fatiguant. Mais indispensable. Salutaire paradoxalement. Sans combine, plan et tactique : ma vie serait un chaos total. Envisager de remettre une tâche au lendemain m'est inconcevable. Repousser des choix, des décisions : invraisemblable. Ignorer les problème doit surement être une joie et un ressembler à un grand bonheur de vivre. Mon cerveau s'y refuse. Alors oui : c'est s'enfermer dans un système mais aussi limiter certains emmerdements. CQFD. Alors parfois je tente tout de même quelques 'lâcher prise'. Je pars 'à l'aventure'. "Il est tard, je rentre du travail et n'ai aucune envie de passer par Monop et de toute façon c'est fermé et il neige et Carrefour City qui est ouvert jusqu'à 22h30 est trop loin il fait trop froid - c'est un exemple d'hiver - tant pis je me passerai de sucrine ce soir et de thé demain matin" (bienvenue dans ma tête = Beyrouth). 

Je pars à l'aventure.
Et affronte (mais pas longtemps quand même) : Le HASARD.
Et je rentre chez moi le coeur léger, bien contente d'avoir surpassé cette tendance à faire des provisions. Ahlala : quel soulagement. Oui mais il ne faut pas déconner quand même. Dés le lendemain je réenclenche mon programme, mon planning, mon diagramme mental. Changer radicalement du système n'est pas une solution. La folie en serait le terme et ce serait dommage, parce que je doute qu'à l'asile on me laisser bloguer et boire de la bière. Accepter l'inattendu : oui mais 2 fois par mois et si je le décide. C'est un peu comme la personne qui aime les surprises, seulement si c'est elle qui les organise. Oui. On peut tout à fait déceler ici, une grosse putain de peur de perte de contrôle. Qui se retranscrit bien évidemment dans ma relation aux autres, dans mon comportement et mon quotidien. Il faut juste l'accepter et l'assumer. Exemple : vomir est une chose impossible pour moi. Alors, oui c'est jamais très très sympa. Personne n'aime vomir. Mais c'est là une réaction incontrôlée, donc > incontrôlable, de mon corps. Il décide à ma place. Mais non :). Alors en plus d'être 'control freak', maniaque, je suis émétophobe. Restez, promis, je ne ferai pas la quête à la fin du post... Un perfectionnisme un peu paralysant, je vous l'accorde. En fait : en contrôlant votre environnement : vous augmentez vos chances de voire vos plans se dérouler comme VOUS l'avez prévu. C'est jouissif. On pourrait penser alors que ce comportement extrême, fignoleur, appliqué : soulage. Carrément pas. Vous êtes constamment sans répit, envahit de stress, d'anxiété et de frustration, si un pépin survient. Rien que de l'écrire j'ai la gerbe mais j'ai peur du vomis alors je pense à un tableau du douanier Rousseau. Demandez pas pourquoi : ça me calme. 

C'est sédatif.
Depuis quelques semaines je ponctue mes journée d'une ou deux séances de relaxation ce qui fait baisser mon pourcentage quotidien d'anxiété de 2% à peu près. 'Ce qui est bien, mais pas top'. De 98% d'inquiétude perpétuelle, ma pratique de la détente, du relâchement et de la respiration abdominale m'amène à un score de 96%. La route est longue mes amis. La crise d'angoisse n'est jamais loin. Ayant développé cette ascendance à la maîtrise depuis des années dans l'espoir d'un état d'esprit plus calme, finalement pour éviter d'être anxieuse, je suis finalement anxieuse par peur de l'être. Vous suivez. petite béquille (ou pas) : je possède des tonnes de carnets dans lesquels je note des tonnes de trucs, de listes... J''inventaire', je 'répertoire', je 'catalogue' (j'ai même des codes couleurs. Folle.). Faire des étiquettes est un loisir prodigieux. Une activité épanouissante, proche justement de la séance de relaxation. Comme faire le ménage : une étonnante sensation de bien être m'envahit dés que je fais la poussière, que je range des trucs bien droits ou quand j'aspire à mort mon tapis <3 Chaque changement me perturbe. Je suis incapable de fonctionner correctement ensuite. C'est comme la dispersion. M'éparpiller = sauter dans le vide = m'arracher les cheveux = ne plus gérer la situation = insécurité = drame. La liste est salutaire pour les personne comme moi. Une liste : c'est la sécurité. L'étape 1 de la future concrétisation, proche, très proche, de l'action. 

Ça paraît très confus comme ça, mais tout est très structuré.
C'est une suite d'éléments HIÉRARCHISÉS  Contenant eux-même d'autres éléments hiérarchisés qui peuvent renvoyer aux éléments hiérarchisés d'une autre liste avec tout plein d'éléments hiérarchisés dont certains sont à la fois hiérarchisés et liés à d'autres éléments hiérarchisés de la première liste là où il y a des éléments hiérarchisés qui renvoyer aux divers éléments hiérarchisés de diverses listes elles-mêmes hiérarchisées en une suite d'éléments hiérarchisés, un peu comme dans une liste d'éléments hiérarchisés. (C'est un peu la démarche à suivre pour éteindre ou enregistrer une photo sur un Blackberry). Une réponse ne me convient pas, elle n'est pas celle que j'avais 'prévue'. Catastrophe. Voilà que je me sens complètement pauvre et misérable. Dépourvue et démunie. Quelques palpitations peuvent même s'ajouter à cet état dénuement total. C'est vivre sans cesse dans la prospection. Jamais dans le temps présent. Je sais. Se tromper n'est pas grave. Je sais. Mais cela reste excessivement difficile à gérer. Non seulement je n'ai confiance en personne mais encore moins en moi-même. C'est une bataille de tous les jours.


En bref, même pleine aux as, sous les cocotiers, je serai quand même entrain de me demander si il y a suffisamment de citrons vert dans le frigo pour les Mojitos de tout à l'heure, en fonction de nombre de personne et du potentiel nombre de cocktails par personne... TA GUEULE.


Cette tendance à jouer les maîtres de l'univers remonte surement à ma petite enfance, autant dire que c'est compliqué à rectifier. C'est pourquoi je reste très casse couilles pour mon entourage mais toujours, toujours, très ponctuelle. 

Au plaisir,

Baboushca. Alias Monica Geller.

mardi 23 juillet 2013

Prout et UMP

C'était très bon












Voilà un des avantages lorsque l'on vit seul(e) : s'accorder sans hésitation une envie croisée de choux fleur et de choux Bruxelles. Il s'agit d'autant plus, d'un plat tout à fait de saison, alors qu'il fait 35° à l'ombre je vous le rappelle. Je vais donc pouvoir vivre pleinement, avec effronterie et sans pudibonderie mes ballonnements et autres aléas digestifs. Les crucifères : seulement lorsque l'on est célibataire. 





Sinon, l'UMP fait la manche jusque dans les boîtes aux lettres. J'ai bien envie de leur répondre en glissant une petite flatulence dans l'enveloppe.  Ça me ferait un peu mal au cul (ce post est décidément très ciblé) de financer un parti qui gère sa trésorerie avec une grande décontraction depuis des années. Et dramatise ensuite sa situation financière pour remotiver son électorat. Si vous regardez bien, on peut même apercevoir quelques larmes de Jean-François Copé... Et une crotte de nez de Nadine Morano. L'UMP-thon ou http://jeprefere.fr/ 





Et sans transition je vous prouve que l'on peut parler de politique, de choux fleur, d'ennuis gastriques (potentiels, les ennuis gastriques : parce que jusqu'à présent tout est calme) et de mode. Après avoir placé le triste prospectus de 'Calimero-l'UMP' en descente de litière pour mes chats, j'ai été traversée d'une fulgurance créative et stylistique. Composée d'une vieille jupe Pimkie, que j'ai remontée jusqu'aux tétés. Ces derniers n'étant pas assez conséquents pour que ma nouvelle robe bustier tienne sur mon corps plus de 2 minutes, afin d'éviter un drame publique : j'ai saisis deux petites épingles à nourrice, un ruban noir qui traînait ; Clic Clac Kodak. Je pique, j'attache et noue le tout. Classe, distinguée, en même temps décontractée, tout à fait de saison (contrairement à mon repas d'hier soir). Et me voilà avec une robe très 'Paul Ka'.



Baboushca, chroniqueuse culino-politico-mode (vous en aurez pour argent).